‹ Saint JéromeChapitre 34 sur 387 · Hieron., Ep · texte numérisé non relu

Hieron., Ep

rédemption, au culte d'un Dieu si longtemps proscrit par l'Empire^ Il se forma donc, des contrées d'Occident à Jérusalem, un courant continu de voyageurs étrangers ou pèlerins, peregrini, durant la première moitié du iv« siècle. Ceux qui partaient d'Italie prenaient ordinairement le voie de mer : ils abordaient soit à la ville d'Antioclie de Syrie, d'où ils remontaient vers la Palestine, soit directementà Joppé, aujourd'hui Jaffa. La voie de terre était préférée par les pèlerins d'Espagne, de Gaule, de Bretagne : ils gagnaient Constantinople par la vallée du Danube et la Thrace, et de Constantinople l'Asie Mineure et la Syrie. Le temps nous a conservé, sous le titre d'i^mé/mre de Bordeaux à Jérusalem, un guide des pèlerins occidentaux, rédigé vers l'an 333. C'est un indicateur pratique qui contient les mansions ou auberges, et les mutations ou relais de la course publique, tout le long de la route, avec les distances en milles romains. Aux frontières de la Palestine, l'itinéraire devient un livre explicatif des curiosités que tout chrétien doit rechercher et vénérer dans un voyage en Terre sainte, et Tauteur y joint des renseignements traditionnels qui sont aujourd'hui d'une grande importance pour l'histoire. Ce que nous venons de dire démontre qu'un tel voyage n'était pas alors aussi difficile qu'on pourrait se l'imaginer, et que le rendit en effet, à partir du viP siècle, l'occupation des provinces romaines d'Orient par les Arabes, sectateurs de l'islamisme.

A l'époque dont nous nous occupons, les pèlerins ne manquaient pas d'aller visiter, outre Jérusalem et la Palestine, la Syrie et TÉgypte, et dans ces provinces les déserts de Chalcide, de Thèbes, de Nitrie, royaumes

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