‹ Saint JéromeChapitre 355 sur 387 · Hieron., Ep. 97. — Consulter mes Récits : Aiaric, etc · texte numérisé non relu

Hieron., Ep. 97. — Consulter mes Récits : Aiaric, etc

2. Cadit mundus, ac cervix nostra non flectitur. Hieron., Daniel., II.

nant mon travail commencé ; je suis incapable d'étude. Je sens trop que c'est en œuvres et non en paroles qu'il faut traduire aujourd'hui les préceptes de l'Écriture : faire les choses saintes et non les dire^ ! »

L'année /tH vit arriver dans ^Elia Capitolina, amenés par le courant des émigrations successives, trois personnages dont nous avons déjà parlé et qu'un de nos récits précédents avait laissés en Afrique : Pinianus, Mélanie la jeune, sa femme, et Albine, sa mère. Après bien des aventures étranges, ils venaient chercher le calme au mont des Oliviers, près du tombeau de Taïeule, aussi pauvres que l'inflexible prophétesse avait jamais pu le souhaiter, mais non pourtant désunis. Ces aventures, dont j'ai déjà dit quelques mots, ont un caractère si particulier, elles peignent si bien une des phases de l'Église chrétienne au v siècle, que je n'hésite pas à les reprendre ici avec détail, comme un des documents les plus originaux et les plus intéressants de l'histoire de ce temps si peu et si mal connu.

Nos lecteurs se rappellent comment Pinianus, sa femme et sa mère, après avoir vendu les propriétés qu'ils possédaient à Rome et autour de Rome, avaient suivi Mélanie, leur aïeule, en Sicile, puis en Afrique, où ils avaient encore de grands biens, restes probables des antiques spoliations de la république ou de la libéralité des Césars, et comment, dans sa colère contre les deux époux, la vieille millénaire, secouant la poudre de ses pieds, était retournée à Jérusalem. Rufin son ami mourut peu de temps après en Sicile, où il fut enterré. (( Le scorpion dort sous l'Etna entre Encelade et Por-

1. Scripturarumque cupimus verba in opéra vertere; et non dicere sancta, sed facere. Hieron., Ezech., III, PrœfaL

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