‹ Saint JéromeChapitre 368 sur 387 · LIVRE XII. oll · texte numérisé non relu

LIVRE XII. oll

général sur tous ceux qui s'en séparaient '. Cette déclaration termina le synode au grand contentement de tous, et un décret fut rendu en ces ternies : u Puisque le moine Pelage, ici présent, nous a satisfaits par ses réponses, qu'il est demeuré d'accord de la véritable doctrine et qu'il rejette et exècre ce qui est contraire à la foi de l'Église, nous le reconnaissons comme un membre de la communion catliolique"-. » C'était absoudre Pelage en condamnant le pélagianisme : l'évêque de Jérusalem, qui avait tout conduit, donnait une nouvelle preuve de sou adresse, sinon de sa bonne foi.

Il ne restait plus aux deux évéques gaulois et au prêtre espagnol qu'à regagner leur pays, s'ils étaient soucieux de leur repos : aussi se trouvèrent-ils bientôt loin des côtes de Judée. Une agitation ardente avait suivi dans toute l'Asie le concile de Diospolis. Pelage, qui diffamait Jérôme, trouva de l'écho dans plus d'un évêque de Syrie et d'Asie Mineure : l'un d'eux, Théodore de Mopsueste en Cilicie, alla jusqu'à jeter à la face du solitaire, qui maintenait si fermement le drapeau de la foi en Orient comme en Occident, la qualification d'Aram, qui, en syriaque , signifiait malédiction^. Des conciliabules de prêtres et de moines f effervescence passa bientôt dans le peuple ; la populace des monastères s'unit à celle des campagnes, et les amis de Jérôme ne purent plus se montrer au dehors sans être insultés. Leur vie fut plus d'une fois menacée. Une nuit enfin, une bande de paysans conduite par des chefs pélagiens

1. Augustin., Ep. 217, 18. — Augustin., de Peccat., merlt. et reniiss., H, 8, <). — Phot., liiblioth., G4.

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