Thcodoret., Hist. Ecoles., iv
',L Voir au sujet des démêlés de l'Église romaine avec les Églises orientales les deux volumes des Récits de l'Histoire romaine au v^ siècle intitulés : Saint Jean Chrysostome et l'Impératrice Eudoxie, — Nesturius et Eadjcliès.
Ainsi, personnage important du clergé paulinien et le premier après l'évêque, qui était fort vieux, il entrevoyait, à son insu peut-être, le moment prochain où, grâce à la protection de l'Église romaine, la succession épiscopale s'ouvrirait pour lui. Cette ambition de sa part ne présentait rien de trop étrange, car sa famille comptait parmi les plus notables et les plus riches de la province. Son père, Pompéianus, était fils d'un général frank, qui, après avoir servi glorieusement sous Aurélien, avait reçu de cet empereur la concession de domaines considérables sur le territoire d'Antioche : agrégé à la bourgeoisie de la cité, le général barbare y avait pris femme, et son nom germanique s'était transformé en celui de Pompéianus, resté comme appellation patronymique à ses descendants ^
Jérôme et ses compagnons se trouvèrent donc, à leur arrivée en Orient, enrôlés de fait dans une Église que les Orientaux regardaient comme schismatique. Ils furent éblouis tout d'abord par ce foyer de lumières chrétiennes que renfermait cette moitié de la chrétienté et près duquel l'autre ne semblait que ténèbres. Les deux ApoUinaris de Laodicée dominaient alors en Syrie par l'éclat du mérite uni au courage : le père avait été grammairien et poëte, et le fils," de rhéteur éloquent, était devenu évéque. Quand fut rendu le décret de Julien qui interdisait aux professeurs chrétiens l'enseignement des lettres profanes-, afin que la pureté de leur foi, osait-on bien dire, restât à l'abri de tout péril, ApoUinaris le père mit une partie de l'Ancien Testa-