‹ Saint JéromeChapitre 69 sur 387 · Hieron., Ep · texte numérisé non relu

Hieron., Ep

tion, ce qui n'est pas certain, il est certain qu'il ne la dit pas une seconde fois, même dans des cas de nécessité pressante et presque de devoir. Il joignit dans ces temps de complète liberté les voyages à l'étude, et visita Jérusalem, où son séjour ne fut pas long. La Palestine offrait assurément des spectacles bien vénérables, et que Jérôme plus qu'un autre était digne de sentir; mais ce qu'il lui fallait alors avant tout, c'était le travail, la science, le mouvement des idées, quelque chose en un mot de cette activité intellectuelle que l'Orient possédait presque avec excès et qui l'enivrait. Il avait aussi compté trouver à Jérusalem soit Rufin lui-même, soit quelque lettre de lui; son attente fut doublement déçue, et il rentra dans Antioche, le cœur peiné. « Une amitié qui peut se rompre n'a jamais été véritables » avait-il écrit de Chaicide au compagnon de jeunesse qui le délaissait : il ne croyait pas si bien prophétiser.

La présence de Grégoire de Nazianze l'attira et le retint à Constantinople où il passa les années 379, 380 et 381. Grégoire fit de lui son ami malgré la différence des âges; il ouvrit à cet esprit curieux les trésors de l'érudition orientale dont Jérôme avait soif, et celui-ci, pendant le reste de sa vie, se glorifia des leçons du grand homme, qu'il appelait son précepteur et son maître-. Il put voir dans sa compagnie les plus célèbres docteurs de l'Orient, entre autres Grégoire de Nysse, frère de Basile, qui lut devant lui sa réfutation d'Eunomius. Tout en réprouvant les vices du clergé romain et les prétentions ambitieuses du siège de Rome,

i. Amicitia quae desinere potest vera nunquam fuit. Hieron., Ej). l. 2. Hieron., Calai. Script, ecdes., 417. — Id., m Buf., ii. — Id., Ep. 32.

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