Greg. Nyss., VU. Mel. — Theodoret., v
3. Quoniam Christus in Oriente natus est, idcirco potior esse débet auctoritas Orientalis Ecclesise. Gregor. Nazianz., apud Bar., ad ann. 381,46.
Tandis que les antipauliniens l'attaquaient ainsi, quelques acres pauliniens se mirent de la partie, et à propos de son intronisation on entendit les évêques égyptiens lui opposer l'élection de Maxime. A ce nom pourtant la conscience de l'assemblée se révolta : Maxime fut rejeté comme un indigne, son ordination déclarée illégale, et ceux qui l'avaient faite menacés des châtiments ecclésiastiques ^ Quant à Grégoire, outré de tant d'iniquités et de violences, il résolut de se retirer pour jouir au moins lui-même de cette paix que les passions refusaient à l'Église, et déposa en face du concile sa dignité d'évêque de Constantinople. « Qu'on fasse de moi, dit-il, ce que d'autres firent autrefois de Jonas : qu'on me jette à la mer pour calmer la tempête que je n'ai point suscitée-. »
Mélétius avait à peine fermé les yeux, que le prêtre amené par lui à Constantinople, son confident, le chef de son clergé , Flavien enfin , partit en toute hâte pour Antioche. C'était ce même prêtre qui, à la fameuse cérémonie des serments, avait déployé tant d'ostentation en confirmant par son engagement personnel l'engagement de son maître. Il tint à son arrivée dans Antioche une attitude et un langage bien différents. Sous son impulsion , le peuple et le clergé se réunissent ; puis, toute affaire cessante, on procède à une élection épiscopale; le résultat n'en pouvait être douteux : Flavien fut nommé -^
Cependant les obsèques de l'évêque défunt se préparaient à Constantinople avec un apparat extraordi-