‹ Saint JéromeChapitre 77 sur 387 · Greg. Nyss., Orat. in fun., Melet. - Sozom., vu · texte numérisé non relu

Greg. Nyss., Orat. in fun., Melet. - Sozom., vu

qu'on approchait d'Aiitioclie, les démonstrations croissaient encore en intensité, on n'avançait plus qu'à grand'peine; enfin le cercueil triomphal entra, comme une machine de guerre, dans cette même cité où celui qu'il portait avait voulu fonder la paix. — Pendant ce temps, le concile achevait sa session, que complétèrent des discussions et des décrets sur des points de discipline et de dogmes étrangers à notre sujet. Il pouvait se glorifier de son œuvre , car il avait réussi dans les deux questions qui touchaientle plus vivement aux passions publiques : Paulin était exclu du siège d'Antioche, Grégoire quittait celui de Gonstantinople.

Sur ces entrefaites arriva en Orient une épître synodiquedes évêques occidentaux qui annonçaient un concile œcuménique à Rome pom\ l'année 382. Elle était accompagnée d'un rescrit impérial émané de Gratien, lequel invitait les évêques orientaux à venir y prendre place, pour la pacification de la chrétienté, à côté de leurs frères d'Occident ^ On devait s'occuper dans cette assemblée générale du règlement des affaires d'Antioche, dont les Occidentaux ignoraient encore l'issue-, de l'élection du philosophe Maxime, pour qui l'Italie prenait imprudemment parti; d'une difficulté survenue au siège d'Alexandrie; enfin de l'hérésie d'Apollinaris, qui commençait à inquiéter les évêques d'Occident. Rien ne peut rendre le dédain avec lequel l'épître synodique fut reçue par les Orientaux. « N'est-ce pas se jouer de nous, entendait-on dire de toutes parts, que de nous inviter à passer la mer, à quitter nos diocèses et nos maisons pour aller régler fort chèrement, au bout du monde, des affaires qui ne regardent que nous, et que nous

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