‹ Saint JéromeChapitre 92 sur 387 · Ruf., Hist. eœles., ii · texte numérisé non relu

Ruf., Hist. eœles., ii

2. Parmensis episcopus dejectus judicio nostro ecclesiam tamen retinet impudenter... damnatus sequc Florentius Puteolanus... Rescr. Grat. Aiig., ap. Gothofr. C. TheocL, append., t. VI, p. 21.

Ursin et ses diacres; il retint même Ursin prisonnier à Cologne ^

La situation de Damase n'était plus tolérable : il réclamait lui-même des juges; il s'adressait aux évêques, il s'adressait à l'empereur; mais celui-ci, espérant voir le schisme s'éteindre faute d'aliments, différait de jour en jour l'examen d'une question qui pouvait le raviver. Le malheureux pape n'avait plus de recours que près d'un concile. Il y en eut un à Rome, en 378, pour des matières de foi, et l'on y vit ce vieillard, humiliant ses cheveux blancs devant ses frères, les supplier avec larmes de scruter sa conduite depuis sa première jeunesse, de le confronter avec ses accusateurs, de l'absoudre formellement ou de le condamner. Convaincus de son innocence, craignant même d'attenter à sa dignité, les Pères lui refusèrent la satisfaction qu'il désirait. En 380, Damase revint à la charge devantle concile d'Aquilée, et en 381, devant une troisième assemblée, qu'on appelait le concile d'Italie. Cédant enfin aux instances d'un prêtre diffamé qui voulait, avant de mourir, être justifié à la face de l'Église et du monde, les Pères du concile d'Itahe nommèrent une commission d'évêques pour entendre les accusateurs et les forcer de produire leurs preuves. Par suite du rapport de cette commission, l'assemblée dégrada solennellement les diacres Concors et Callistus, qui avaient soutenu l'accusation ; elle demanda à l'empereur qu'ils fussent punis des peines portées par la loi contre la calomnie, qu'Isaac etPaschasius reçussent le châtiment dû au faux témoignage -, qu'Ursinus enfin fût condamné

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