Ep. LVIL IX
duction, ou de sa part une totale inintelligence. À quoi il ajoutait: « Et je sais, mon frère, que tu ne juges point différemment; je ne m'imagine pas, veux-je dire, le moins du monde que tu désires voir tes ouvrages lus dans les mêmes dispositions d'esprit que ceux des prophètes et des apôtres: douter que ceux-ci soient exempts de toute erreur serait un crime. »t!
Directions pontificales qu'elles confirment (Enc. Providentissimus Deus)
Cette doctrine de saint Jérôme confirme donc avec éclat en même temps qu’elle explique la déclaration où Notre prédécesseur Léon XIII, d’heureuse mémoire, formulait solennellement la croyance antique et constante de l'Eglise en l’immunité parfaite qui met l’Ecriture à l'abri de toute erreur: « Il est si impossible que l’inspiration divine soit exposée à un danger d'erreur, que non seulement la moindre erreur en est exclue essentiellement, mais que cette exclusion et cette impossibilité sont aussi nécessaires qu’il est.nécessaire que Dieu, souveraine vérité, ne soit l’auteur d’aucune erreur, fût-ce la plus . légère.» Après avoir reproduit les définitions des Conciles de Florence et de Trente, confirmées par celui du Vatican, Léon XIII ajoute: «La question ne change en rien du fait que l’Esprit-Saint s’est servi des hommes comme d'instruments pour écrire, comme si quelque erreur avait pu échapper, non pas, il est vrai, à l’auteur principal, mais aux rédacteurs inspirés. En effet, luimême les a, par son action surnaturelle, à ce point excités et poussés à écrire, à ce point assistés pendant la
41. S. Aug. ad S. Hieron., int. epist. S. Hier. CXVI, 3. [16]
rédaction, qu'ils concevaient avec justesse, voulaient rapporter fidèlement et exprimaient parfaitement et avec une exactitude infaillible tout ce qu'il leur ordonnait d'écrire, et cela seulement; s’il en avait été autrement, il ne serait pas lui-même l’auteur de la Sainte Ecriture tout entière. »#2
T! s# mode: es qui s’en écartent
(rét” ation) Ces paro! Notre prélécesseur ne laissaient place à aucun dou à aucune h‘sitation. Hélas! Vénérables
Frères, il ne iqua pas néanmoins, non seulement au dehors, mai 1ême parmi les enfants de l'Eglise catholique et — chire-xent plus cruel encore à Notre cœur — jusque il! eres et les maîtres des sciences sacrées, des =prits qi, avec une confiance orgueilleuse en leur prepre jugsinen:, repoussèrent ouvertement ou attaquèren: sourno:sement sur ce noint le magistère de l'Eglise. Certes, Nous approuvons le dessein de ceux qui, désireux our =u> ” .nes et pour les autres de déblayer de 53% d1 =! + texte sacré, recherchent, avec l’appr . de toutes : données de la science et de la critiqu., de nouvve! = =s15s et méthodes de les résoudre; mais ils échoueron entablement dans leur entreprise s'ils négligent les dire. tions de Notre prédécesseur et s'ils Es gg les : srnes et limites précises indiquées par les es.