‹ Saint Jérôme et les Saintes Écritures [microforme]Chapitre 11 sur 49 · Litt. Enc. Prodiventissimus Deus · texte numérisé non relu

Litt. Enc. Prodiventissimus Deus

Opinion qui rétrécit le champ de l’Inspiration (élérnent principal ou :eligieux; élément seconr’ aire ou profane)

Or, l'opinion de certains modernes ne s'embarrasse nullement de ces prescriptions et de ces limites, distinguant dans l'Ecriture un double élément, élément principal ou religieux, élément secondaire ou profane, ils acceptent bien que l'inspiration porte sur toutes les propositions et même sur tous les mots de la Bible, mais ils en restreignent et limitent les effets, à commencer par l’immunité d'erreur et l’absolue véracité, au seul élément principal ou religieux. Selon eux, Dieu n’a en vue et n'enseigne personnellement, dans l’Ecriture, que ce qui touche à la religion; pour le reste, qui a rapport aux sciences profanes et n’a d'autre utilité pour la doctrine révélée que de servir comme d’enveloppe extérieure à la vérité divine, Dieu le permet seulement et l’abandonne à la faiblesse de l'écrivain. Il devient tout naturel dès lors que, dans l’ordre de; questions physiques, historiques et autres semblables, :1 Bible présente d'assez nombreux passages qu'il n’est pas possible de concilier avec les progrès actuels des sciences.

11 se trouve des esprits pour prétendre que ces opinions erronées ne s'opposent en rien aux prescriptions de Notre "édécesseur: n’a-t-il pas déclaré qu’en matière de phé nènes naturels l’auteur sacré a parlé selon les appare ces extérieures, donc susceptibles de tromper? Allégation singulièrement téméraire et mensongère, comme le prouvent manifestement les termes mêmes du document pontifical.

L'apparence extérieure des choses, a fort sagement . déclaré Léon XIII après saint Augustin et saint Thomas

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