Ep. LVIII, IX, 2: XI, 2. 56. Matth. XIII
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céron et autres auteurs profanes, Augustin voulut xeporter son esprit vers la Sainte Ecriture: « Elle me parut, écrit-il, indigne d’être comparée aux beautés cicéroniennes. Mon emphase avait horreur de sa simplicité et mon intelligence n’en pénétrait pas la moelle: on la pénètre d'autant mieux qu'on se fait plus petit, mais je répugnais à me faire tout petit, et l’enflure de ma suffisance me grandissait à mes propres yeux. »57 Comrr- Augustin, Jérôme goûtait à ce point la littérature profane jusqu’au fond de sa solitude, que la pauvreté du style des Ecritures l'empéchait encore de reconnaître en elles le Christ dans son humilité. « Ainsi, dit-il, je poussais la folie jusqu’à me priver de manger pour lire Cicéron. Après avoir passé bien des nuits sans sommeil, après avoir versé des larmes que faisait jaillir du fond de mon cœur le souvenir de mes fautes passées, c’est Plaute que je prenais en main. S'il arrivait qu’un retour sur moi-mêm. m'eût fait entreprendre la lecture des prophètes, leur style barbare me révoltait, et quand mes yeux d’aveugle restaient fermés à la lumière, j'en accusais non mes yeux, mais le soleil. »58 Bientôt cependant, il s’éprit si bien de la folie de la croix, qu'il est resté la preuve vivante des facilités que donne pour l'intelligence de la Bible un esprit humble et pieux.
Esprit de prière
Conscient comme il était que « dans l'explication des Saintes Ecritures nous avons toujours besoin du secours du Saint-Esprit »,5° et que pour la lecture et l’interpré-
. 57. S. Aug., Conf. III, S: cf. VIII, 12.