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tation des Saints Livres il faut s’en tenir au sens que l'Esprit-Saint avait en vue quand elle fut écrite, Jérôme appelle de ses supplications, fortifiées des prières de ses amis, le secours de Dieu et les lumières de l'Esprit- Saint.® Il est raconté aussi qu’en commençant ses Commentaires des Livres Saints, il les recommandait à la grâce de Dieu et aux prières de ses frères, auxquelles il en attrituait le succès quand il les avait achevés.
Cuite de la tradition
Aussi bien qu’en la grâce divine il s’en remet si pleinement à l'autorité de la tradition, qu'il peut affirmer avoir appris « tout ce qu'il sait, non par lui-même, c’està-dire à l’école du bien triste maître qu'est l’orgueil, mais auprès des illustres docteurs de l'Eglise »°1; il avoue, en effet, que jamais il ne s'est fié à ses propres forces en matière de Sainte Ecriture, et voici comment? dans une lettre à Théophile d'Alexandrie, il formule la loi suivant laquelle il avait ordonné sa vie et ses saints labeurs: « Sachez pourtant que Nous n'avons rien plus à cœur que de sauvegarder les droits du c iani de ne rien changer au langage des Pères et de ne jamais perdre de vue cette foi romaine dont l’apôtre fit l'éloge. »
Amour docile et dévoué de l'Eglise
A l'Eglise, maîtresse souveraine en la personne des Pontifes romains, Jérôme est dévoué et soumis de toute