‹ Saint Jérôme et les Saintes Écritures [microforme]Chapitre 34 sur 49 · Marc, IX, 1-7; Ez. XI · texte numérisé non relu

Marc, IX, 1-7; Ez. XI

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littéral, « mais de creuser plus profond pour y trouver le sens divin, de même que l’on cherche l'or au sein de la terre, le noyau sous l'écorce, le fruit qui se cache sous des Saintes Ecritures »", « encore que chaque passage des livres divins ait une écorce vive et chatoyante, la moelle en est plus douce encore. Qui veut goûter l’amande brise l'écorce ».1°

Saint Jérôme fait cependant observer que lorsqu'il s'agit de découvrir ce sens caché, il convient d’user d’une certaine discrétion, « de peur que le désir des richesses du sens spirituel ne nous donne l'apparence de dédaigner la pauvreté du sens historique »./°! Aussi ce qu’il reproche à * ‘1“oup d'’interprétations mystiques d’auteurs anciens, : surtout de négliger complètement de s'appuyer sur le sens littéral: « Il ne faut pas que toutes les promesses qu'ont chantées, au sens littéral, les lèvres des saints prophètes soient réduites à n'être plus que des formules vides et les termes matériels d’une simple figure de rhétorique; elles doivent, au contraire, reposer sur un terrain ferme, et ce n'est qu'établies sur les fondations de l’histoire qu’elles pourront s'élever jusqu’au faîte du sens mystique. »!°? I1 observe sagement, à ce propos, qu'il ne faut point s’écarter de la méthode du Christ et des apôtres: bien que l’Ancien Testament ne soit à leurs yeux que comme la préparation et l'ombre de l'Alliance Nouvelle et que, par suite, ils en interprètent au sens figuré un grand nombre de passages, ils n’en amènent point pour cela tout l’ensemble à des figures. A l'appui de sa thèse, fréquemment saint Jérôme invo-

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