AUTRES ÉVÉNEMENTS ET ÉCRITS
faite avec un peu de retard, à cause de la mort de Paula (27 janvier 404), sans doute vers le milieu de l'année {Epist. C, avec la lettre d'envoi XCIX, à Théophile). La lettre XCIV, à ce même Théophile, annonce un nouveau livre traduit; s'il n'est pas le pamphlet contre saint Jean Chrysostome, ce serait la lettre pascale de 405, bien que la traduction soit de 406. Cela ressort de l'allusion à l'invasion des Isauriens en Syrie et en Palestine (405) et à l'hiver de 405-406, accompagné d'une famine cruelle. Le brouillon rédigé pendant le carême n'a pu être mis au net, à cause d'une grave maladie survenue. Le livre avait donc été envoyé l'année précédente avant l'invasion isaurienne.
IX. Autres événements et écrits pendant la controverse origéniste
La lettre XLVI doit être postérieure à la mort d'Albina, mère de Marcella, apprise par Jérôme entre le commentaire sur Philémon et celui sur les Galates '.Il n'y a plus d'obstacle qui la retienne loin des Lieux-Saints. Le supplément de Bamberg au De Viris; mentionne cette lettre comme œuvre de Jérôme, Elle serait ainsi postérieure au livre. Mais l'optimisme qui s'y manifeste sans réserve pour la vie monastique en Palestine doit la faire placer assez tôt après l'établissement définitif à Bethléem des amies de Marcella. La lettre XLVII à Desiderius, ne connaît aucun ouvrage nouveau depuis le De Viris (Ibid., 3). Elle est donc antérieure à VAdversus lovinianum. Les lettres XL VIII, XLIX et L visent les critiques soulevées par VAdversus lovinianum. Elles lui sont postérieures de quelques mois. Ce dernier est signalé, soit par les suppléments du De Viris, soit par la préface du commentaire sur Jonas ', comme suivant immédiatement le De Viris, au début du triennium qui part de l'achèvement des premiers commentaires sur les petits Prophètes (393-396).
Comm. in... Galetas, préface (PL, XXVI, 307, A); vers 388-389. PL, XXV, 117, B.
La lettre LU, à Népotien, se donne elle-même (n. 17) comme écrite dix ans après la XXIP , à Eustochium : (' Post annos decem rursus Bethléem ora reserare >• (384-394). La LIV, «ad Furiam », est écrite deux ans environ après V Adversus lovinianum (Ibid)., 18): « Scio me ante hoc ferme biennium edidisse libros contra lovinianum », en 395. La LV^, ad Amanduni, est antérieure au commentaire sur saint Matthieu (398), qui devrait être mentionné à propos de la première question {Ibid., i). Elle esta placer entre 393 et 397. La traduction, sur l'hébreu, d'Esdras et deNéhémie, postérieure de peu à celle des Prophètes, annonce le Liber de optimo génère interpretandi (fin 395) auquel Jérôme travaillait peut-être déjà : « latiori operi reservamus ' ». Sur les lettres à Paulin LUI et LVIII et la nécessité de modifier l'ordre adopté par Vallarsi et de revenir à celui des manuscrits, on peut voir plus loin la note L Vigilance qui portait à Jérôme la lettre LVIII eut, pendant son séjour à Bethléem, une discussion avec Paulinien, Vincent et Oceanus (Epist. LXI. 3). Ce dernier s'y trouvait avec Fabiola '\ Ils partent lors de l'invasion des Huns en 395. La lettre LIX, à Marcella, est postérieure kV Adversus lovinianum, cité au n. 2. On n'a pas d'autre donnée sur sa date. L'éloge de Népotien {Epist. LX), écrit en été {Epist. \^XXYil,i), est compris dans les œuvres du triennium de 393-396 dont parle la préface au commentaire de Jonas. Comme il est postérieur à la mort du ministre Rufin (27 novembre 395) il faut le placer en été 396. La traduction des Paralipomènes cite le Liber de optimo génère interpretandi^ . Après la lettre LX vient, cette même année 396, le commentaire sur Jonas, qui ouvre la nouvelle série, et celui sur Abdias. Après la réconciliation avec Jean de Jérusalem, au début de 397, la lettre LXIV, à Fabiola (n. 8): « tandem pace reddita»; la LXV, à Principia, cette même année, puisque le Commentaire du Cantique des Cantiques que Jérôme promet à la fin (n. 22) et que Principia lui a demandé, n'a pu être
' Préface (PL, XXVIII, 1404, A).
' JÉRÔME, Apol. III, 4 (PL, XXIII, 460, A).
^ Préface (PL, XXVIII, 1325) : « Scripsi nupera, ce qui laisse une certaine marge, avant 398.