‹ Saint JérômeChapitre 124 sur 192 · D. — LE SONGE DE S. JÉRÔME · texte numérisé non relu

D. — LE SONGE DE S. JÉRÔME

hôte, mais Innocentius, Hylas, Nicéas, Héliodore. Rien dans les dires de saint Jérôme ne laisse supposer qu'il ait voyagé en compagnie d'Evagrius. La manière même dont il s'exprime sur la Syrie insinue clairement le contraire: « fidissimus portus occurrit. » C'est ce que Vallarsi a bien vu {S. Hier, vitayîl ; PL, XXIII, 23). En revanche, il admet que saint Jérôme avait pour compagnon Innocentius. Je ne vois pas sur quel texte il se fonde. Il est plus naturel de penser que celui-ci avait accompagné son ami Evagrius et que Jérôme les a retrouvés ensemble à Antioche, où ils sont « ses deux yeux ». Hylas, serviteur de Mélanie, a pu y venir également, à l'occasion des confesseurs égyptiens du voisinage, qu'elle faisait sans doute subsister, comme ceux de Diocésarée. Héliodore n'était pas d'abord à Antioche. Il s'y rendit de Jérusalem, où l'avait conduit un pèlerinage accompli dans de pénibles conditions. Le doute n'est possible que pour Nicéas, Jérôme lui écrivant : « communis quam habuimus peregrinationis aliquando suspiria; si amas rescribe. » Il a pu le rencontrer au cours d'une des étapes. Il ressort du contexte qu'il s'était lié avec ce sous-diacre d'Aquilée surtout en Orient : « Tu modo a nobis abiens recentem amicitiam scindis potius quam dissuis », opposant sa conduite à celle de ses autres amis d'Aquilée.

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