‹ Saint JérômeChapitre 125 sur 192 · SUR JÉRÉMIE, ÉZÉCHIEL ET ISAIE · texte numérisé non relu

SUR JÉRÉMIE, ÉZÉCHIEL ET ISAIE

La version des quatorze homélies d'Origène sur Jérémie se trouve dans PL, XXV, 585-692, celle des quatorze autres sur Ézéchiel, ibid. 691-786. La préface à ce dernier recueil est mise en tête des homélies

E. — VERSION DES HOMÉLIES d'ORIGÈNE 79

sur Jérémie {Ibid. 585-586). Les neuf homélies sur Isaïe se trouvent dans PL, XXIV, 901-936. Sur ces homélies, on peut consulter W. A. Baehrens : Vberlieferung und Textgeschichte der lateinisch erhaltener Origeneshomilien zum Alten Testament (TU, t. XLII, i), Leipzig, 1916; chapitre viii. Die tJberlieferung und Textgeschichte der lesaia-, leremiaund Ezechielhomilien in Hieronymm' Ubersetzung, p. 207-231.

L Homélies sur Jérémie.

Saint Jérôme y fait allusion, dans la préface aux homélies sur Ézéchiel, en ces termes : « Post quatuordecim homilias in Hieremiam quas iampridem confuso ordine interpretatus sum \ » En effet, il suffît de jeter un coup d'œil sur le tableau dressé par M. Klostermann ^, pour voir combien le mot confuso est justifié. A suivre le texte du prophète, il faut classer les homélies dans l'ordre suivant : I, XIII, XIV, V, VI, VIII, VII, IX, X, XI, XII, IV, III, IL Jérôme a omis les homélies originales : III, V, VI, VII, XV, XII, XIX, XX. On n'a que la version latine pour deux homélies ^. La lettre VIII parmi les Spuria * n'est autre, comme l'a signalé M. Klostermann, que l'homélie V (VIII d'Origène) du recueil hiéronymien. L'éditeur ajoute avec raison qu'il est instructif, en présence de ce fait, de relire les appréciations portées sur le caractère de la pièce : « Cetera, quod et Erasmo notatum est, ne pilum quidem Hieronymianae dictionis habet nec uUum vestigium pectoris illius.» C'est vrai de Jérôme auteur peut-être; de Jérôme traducteur, c'est tout différent. M. Klostermarm a étudié en détail la version hiéronymienne dans les TU, t. XVI, 3 (1897), p. 19-31, et dans Origenes Werke, t. III, p.xvi-xxiii (1901).

L'édition Klostermann indique les variantes principales entre le texte et la traduction hiéronymienne. En tenant compte aussi des autres, on constate que les erreurs de traduction ne sont pas fréquentes. Le plus souvent, il faut signaler de légères omissions : un mot, une incise; Jérôme a paraphrasé ou voulu rendre plus clair ou donner plus de couleur et de brillant. Parfois aussi, il amortit la vivacité de l'original, supprime un appel direct aux auditeurs ^, abrège notablement. L'essentiel à observer, avec Klostermann, est qu'on ne trouve pas trace des remaniements dogmatiques dont parle Rufin. La lecture suivie et comparative des deux textes ne m'a point paru justifier l'impression, —

* Origenes Werke, t. III, p. xvn.

» De la Rue, XX, XXI ; Klostermann, XXI, XXII. *PL,XXX, 116-122.

* Par exemple, homélie 1,7.

8o NOTES COMPLÉMENTAIRES

qualifiée par Klostermann lui-même de subjective,— que Jérôme aurait été plus négligent vers la fin de sa tâche. Je note seulement que l'homélie V paraît dans l'ensemble rendue avec plus de fidélité que l'homélie IV. On trouvera dans Klostermann ^ une série de passages où, grâce à la version hiéronymienne, on peut amender le texte grec. Naturellement, seule l'édition critique de cette version préparée par M. Baehrens, permettra d'arriver à des conclusions définitives.

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