‹ Saint JérômeChapitre 138 sur 192 · O. — TRADUCTION DES ECRITS COPTES · texte numérisé non relu

O. — TRADUCTION DES ECRITS COPTES

Eusèbe, dans son Histoire Ecclésiastique^ , déclare expressément que Pamphile et lui ont composé ensemble cette Apologie. M. Bardenhewer ^, se basant sur divers textes, estime même que, pour les cinq premiers livres (dont le premier seul traduit par Rufin), Eusèbe n'a joué que le rôle de conseiller. De fait, la préface est au singulier comme émanant exclusivement du saint martyr.

d) Semblablement pour VAnulus de Sixte. La confusion entre le philosophe pythagoricien et le pape du même nom est antérieure à Rufin qui avait déjà entre les mains une recension chrétienne interpolée de l'ouvrage. Sa critique est en défaut, non sa bonne foi, incriminée à tort.

e) Jérôme lui reproche encore d'avoir dans VHistoria monachorum fait œuvre de partisan et inventé des moines qui n'ont point existé. On voit par cette accusation qu'il regardait cet ouvrage comme un original. Or aujourd'hui on admet qu'il n'est que la traduction d'un récit publié en grec par Timothée diacre d'Alexandrie : le texte grec renferme les chapitres incriminés par saint Jérôme ^.

D'une manière générale partout où le contrôle est possible, l'épreuve tourne au profit de Rufin. Il a fait de la polémique, c'est entendu, et utilisé les documents en vue de sa défense, mais on ne peut en citer un seul qu'il ait volontairement faussé. Si sa critique laisse à désirer, son exactitude au cours de cette polémique est incontestablement supérieure à celle de son adversaire.

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