Hieron., Ep, 2^, p. 58; Ep. 28, p
LirftE ïv. m
fâftwïêux de Sparte éf de Mycènes. Têt*vé àî trènliè^cimSf aYïèdrfGfeé Toxotius, mort féceïniwent, Paula eti portait te demi dans son cœur pkis encore qtre' stfr ses vêteiïWeMs; sa doctleur fut si violente trn instairt qu'ot> put craindre pour sa* vie ^ De ce mariage étaient rïéS" sii enfants^, dont cinq restaient : trois filles mariées ùti en &gë de l'être, Blésille, Pauline et Eustokhie; trwe adoteséertfe, Rafirîa, et un jeune garçon nommé To*o^tins, comm^ son père. A une grande* exaltation de sentiments et d'idées se joignaient chez Paula une délicatesse' de corps et une mollesse d'habitudes ^u'on pouAratt dire excessives. Grecque autant que Romaine €1 élevée au sein d'une opulence qui n'avait poirrt d'égâteen Occident, elle avait mené depuis son enfance ùïiet tîé totit asiatique, presque toujours éteïidue, et îié iïiaroMnt qu'appuyée ou plutôt portée èur les braé de ses? etmù(Jues^ l'exaltation de ses sentiments l'avait garantie des dangers et aussi des propos du monde, (fcrdqfu^ellé y fût fort répandue et qu'elle tînt aux relations de i^ociété comme à toutes les convenances dé sôiï rang : aucune Romaine de ce temps et de cette Condition n'avait une réputation plus intacte ^ Son ésprft, pfu^ juste et gracieux que vif, laissait échappeï* parfoîâ des sailHes assez malicieuses; mais c'était
i'. Postquam vîr mortuus est, ita eum planxit ut prope ipsa moreretur. Hieron., Ep, 86, p. 671.
^. Qaflfe îttlmtmditîa^ platearum ferre non potei'srt; qu«" ewnnchorum rtftfAîbti* pbr(àïia!^r, et rrtsetttiale solum tnolèirtiasrfran^cendeb*t... ffi^rôA».-, Ep. 55, p. 587.
^. f otjleufidil^e ac pit^citicl prôbatac : primilrm vir6>,^ âef»ék pV^ifpiD^uis, et totius urbis te&ti!tfcmi<y^... Hi«r6n., Ep» S6,- p*. 671.
surtout dans la tendresse et la dignité de l'âme qu'elle puisait sa distinction morale. Toutefois cette femme, qu'on eût jugée faible, et qui pliait volontiers sous le joug de l'amitié, retrouvait une force invincible pour résister à la tyrannie ou aux calculs intéressés de ses proches. Son instruction était étendue et solide ; elle parlait le grec comme un des idiomes de sa famille et savait l'hébreu assez bien pour lire dans l'original et chanter les psaumes de David S ce qui était l'occupation favorite des chrétiens de ce temps.
Trois de ses filles, comme je l'ai dit, faisaient partie de l'Église domestique, Blésille, Pauline et Eustokhie. Tout entière aux soins de son prochain mariage avec Pammachius, on peut le croire du moins, Pauline ne jouait qu'un rôle très-secondaire dans les affaires religieuses de sa famille, et pour le moment nous ne nous occuperons que de ses sœurs, en commençant par la seconde.
Eustokhie, à laquelle, pour plus de correction, nous restituerons son nom grec d' Eustokhion [Eustochium d'après l'orthographe latine), semblait avoir puisé dans ce nom, qui signifiait raison et règle, la trempe de son caractère et la conduite de sa vie. A peine âgée de seize ans, elle était un modèle de volonté calme et réfléchie, de constance et au besoin d'opiniâtreté dans ses résolutions*. Ce que Paula
1 . Hebrseam liDguam discere voluit et consecuta est, ita ut psalmos hebraïce caneret, et sermonem absque ulla latjnœ linguœ proprietate personaret. Hieron., Ep, 86, p. 686.
2. Quid Eustochio fortius?... Hieron., Ep. 54, p. 583. — In paryulo corpusculo ingentes animi.... Hieron., Ep, 47, p. 559.