‹ Saint Jérôme, la société chrétienne à Rome et l'émigration romaine ..., Volume 1Chapitre 231 sur 255 · Il avait succédé à Cyrille le 18 mars de l'année · texte numérisé non relu

Il avait succédé à Cyrille le 18 mars de l'année

mait comme lui; mais quiconque en doutait était son adversaire naturel, et devenait son mortel ennemi, s'il osait appeler de ses décisions au métropolitain, ou communiquer avec le métropolitain, sans son intermédiaire. C'est ce qu'avait déjà fait Jérôme, suivant toute probabilité, h en juger par ce qu'il fit plus tard. Jean tenait donc dès lors en suspicion les monastères de Bethléem et leurs habitants. 11 faut dire aussi que la renommée qui entourait Jérôme et Paula, la gloire littéraire de l'un, le nom illustre de l'autre, et ce grand concours d'étrangers accourus de toutes parts pour les voir, avaient de quoi offusquer un homme non dénué de mérite, mais que son infériorité reléguait bien loin d'eux dans l'ombre. Rufm, habile à profiter de tout, assez maître de lui-même pour sacrifier froidement sa vanité à son orgueil et son orgueil au plaisir d'écraser un rival, Rufm affectait d'approuver les rancunes de l'évêque pour l'aigrir davantage, et Mélanie, entrée aussi dans les confidences intimes du prélat, attisait le feu contre son ancien ami. Ils trouvèrent mauvais qu'on fît à Bethléem tant d'étalage d'orthodoxie sur la sommation d'un agresseur obscur , envers lequel Rufm « ne daignerait employer^ disait-il, s'il se présentait à sa porte, que l'argument des personnages de Plaute, lorsqu'un valet les ennuie*. » Il y avait eu, suivant lui, de la part de Jérôme, intention évidente de les dénigrer tous. Quant à la question en elle-même.

1. Nisi cito abisset, sensisset baculum non litterarium, sed dexterae tuœ, quo tu canes abigere consuevisti. Hieron., in Ruf,, Ui; p. 467.

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