Marcella quœ manet In Aventino. Hieron, Ep. 48, p
en commun : le premier couvent de Rome naquit ainsi sous des lambris dorés.
Au fond, Marcella, malgré les inimitiés, malgré les clameurs de l'intérêt et les mensonges de l'esprit de parti, était respectée et aimée : elle vit accourir à elle tout ce qu'il y avait de chrétiennes ferventes dans son entourage. La nouveauté, la curiosité, l'entraînement de la mode, en amenèrent d'autres. Il s'organisa de lasorte un conventicule de femmes riches^ influentes, appartenant pour la plupart au patriciat, et l'oratoire du mont Aventin devint le siège d' une puissance laïque avec laquelle bientôt le clergé lui-même dut compter. Pour montrer de quel poids les efforts combinés de ces femmes pouvaient^ en certaines circonstances, peser sur les affaires de l'Église, il me suffira d'eu nommer quelquesunes, que nous retrouverons d'ailleurs comme personnages principaux ou secondaires dans le cours de ces récits. Toutes n'avaient pas la même manière de vivre, le même caractère , la même condition domestique. Il s'en trouvait de veuves et de mariées, de mondaines et de sérieusement dévotes; les unes avaient des maris chrétiens et une. famille chrétienne ; les autres avaient épousé des païens, et, presque isolées au milieu de leurs proches , cherchaient au dehors un appui pour leurs enfants et pour elles-mêmes. En effet, les mariages mixtes * n'étaient pas rares au iv^ siècle , et les unions se fondaient beaucoup plus fréquemment sur les convenances de race ou de fortune que sur la