Socr., Hist, Ecoles.^ m, 9 et passim
3. Theodoret., Hist. Ecoles. , iv, '21.— Tillem., ^fém. Ecc/es., t. viii, p. 365.
évêques, l'un reconnu par TOccident et repoussé par rOrient, l'autre légitime en Orient et schismatique en Occident. Cependant plus d'un évêque occidental, alarmé d'un tel état de choses, hésitait à suivre l'Église de Rome dans le défilé périlleux où elle s'engageait de plus en plus; on le savait à Antioche, et c'était afin de donner des explications et de lever ces scrupules inquiétants qu'Évagre avait fait le voyage d'Italie.
Prêtre de l'Église séparée et ami intime de Paulin, il sut, dans ses conversations avec les évêques italiens, exposer les choses sous la couleur la plus favorable et les faire accepter de tout le monde. Ainsi, personnage important du clergé paulinien et le premier après l'évêque, qui était fort vieux, il entrevoyait, à son insu peut-être, le moment prochain où, grâce à la protection de l'Église romaine, la succession épiscopale s'ouvrirait pour lui. Cette ambition de sa part ne présentait rien de trop étrange, car sa famille comptait parmi les plus notables et les plus riches de la province. Son père Pompéianus était fils d'un général frank qui , après avoir servi glorieusement sous Aurélien, avait reçu de cet empereur la concession de domaines considérables sur le territoire d' Antioche : agrégé à la bourgeoisie de la cité, le général barbare y avait pris femme, et son nom germanique s'était transformé en celui de Pompéianus, resté comme appellation patronymique à ses descendants \
I. Hieron., Vit, Malch.^ p. 01. — Senior Evagrins filins Pompeiani Antiochensis. Basil., Ëp. 8, p. 14.