‹ Saint Jérôme, la société chrétienne à Rome et l'émigration romaine ..., Volume 1Chapitre 86 sur 255 · LIVRE m. m · texte numérisé non relu

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ailes de la colombe, pour aller reposer à côté de nos frères ^ ? »

Après ce préambule, qui contenait la glorification delà chrétienté orientale comparée à celle d'Occi-, dent, restée exempte, ou à peu près, des persécutions ariennes, les pères de Byzance abordaient les questions posées comme programme au futur concile œcuménique de Rome. Et d'abord, pour prouver Tesprit de paix et de charité qui les animait, ils avaient résolu, disaient-ils, d'envoyer à ce concile trois d'entre eux, Cyriacus, Eusèbe et Priscien, chargés de présenter leurs excuses et de faire connaître leurs résolutions \ La lettre synodique n'ajoutait pas que ces ambassadeurs avaient été choisis parmi les plus minces prélats d'outre-^mer : Cyriacus était évêque d'idaceen Cilicie; Priscien, de Sébasteen Palestine, et on ignore si Eusèbe venait de Chalcide ou de la ville d'Olbia, en Isaurie.

Quant au règlement des quatre sièges métropolitains qui avaient excité si vivement la sollicitude des évêques d'Italie, le concile de Constantinople se bornait à notifier ses décisions au concile de Rome, déclinant toute explication à ce sujet, et se contentant d'affirmer ironiquement que le choix des titulaires méritait le respect de l'Eglise et la congratulation des évêques d'Occident; or ces titulaires, à l'exception d'un seul,

i. Quis enim det nobis peùnas sicut columbée, ut volemus, et féqiiîëscamus apud vos? Epist. Conc. Const., ap. Theodoret, 1. c.

2. Révérend issimos et charissimos fratres et comministros iioslros Cyriacum, Eusebium et Priscianum deprecati, ut ad vos alacri aninio proficiâcerentur. Ibid.

étaient précisément ceux que la lettre à Théodose avait signalés comme illégitimes et indignes.

« Nous avons, disaient les pères orientaux, institué ^pour évéque de la très-illustre Église de Constantinople le très-saint et très-révéré Nectaire, d'un accord unanime, en présence du très-religieux empereur ïhéodose et conformément aux suffrages du clergé et de toute la ville ^

« Il a été également pourvu par nous aux besoins de l'Église d'Antioche, cette ville antique et vraiment apostolique , où le nom de chrétien a été adopté pour la première fois. Le très-saint et très-révéré Flavien ayant été élu et ordonné évéque par le concours unanime de la ville, de son clergé et des prélats du diocèse d'Orient, nous avons, d'une commune voix aussi, ratifié son ordination *. »

En ce qui concernait l'Église de Jérusalem, « cette mère de toutes les Églises, » le concile maintenait à sa tête « le très-vénérable Cyrille, son évéque légitime, confesseur courageux de la foi catholique, exercé dans les combats contre la perfidie arienne , banni et emprisonné en divers lieux ^ »

1. Reverendissimum ac religiosissimum Nectarium ordinavimus episcopum, in concilio universali, communi omnium consensu, coram religiosissimo imperatore Thcodosio, adstipulante omni clero et univei-sa civitate. Ep, ConciL Const,, ap. Théodore!., v, 9.

2. Ântiquissimse vero, veraeque apostolicœ, Antiochiensium in Syria ecclesi», in qua veneranduni christianorum nomen primum innotuit, reverendissimum et religiosissimum Flavianum , tum illius provinciae, tum Orientalis diocaesis episcopi in unum congregati, communi suffragio, episcopum ordinarunt; universa Ecclesia, communi consensu et quasi uno ore eum honorante. Ibid.

3. Qui et canonire ab episcopis provincia» olim fuit ordinatus, et phi-

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