‹ Saint Jérôme, la société chrétienne à Rome et l'émigration romaine ..., Volume 1Chapitre 88 sur 255 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

prétentions, et d'assemblée œcuménique devenu simple assemblée de prélats latins, sans compétence hors du domaine occidental, le concile se tut et passa outre. Pourtant il n'abandonna point Paulin , qui était venu en personne se soumettre à la juridiction romaine ; un décret synodique le confirma dans la possession du siège d'Antioche et excommunia Flavien : c'était le moins qu'on pût faire*.

Débusqué des questions de discipline', le concile se rejeta avec ardeur sur celles qui concernaient le dogme. Il s'en présentait une assez grave : les disciples d'ApoUinaris, exclus en 375 de la communion romaine par le pape Damase% avaient appelé de sa sentence au concile, et venaient s'y défendre par la bouche de quelques-uns de leurs docteurs les plus en renom. C'étaient des homm'es subtils, exercés aux ruses de la parole, familiers avec les textes de l'Écriture, et habiles à les plier aux besoins de la controverse. Ils espéraient avoir bon marché des Occidentaux, dont la science et le talent de discussion étaient de médiocre estime en Orient; mais ils avaient conipté sans Jérôme, et surtout sans l'évêque Épiphane, qui avait fait le voyage de Salamine à Rome tout autant pour les combattre que pour défendre Paulin, son ami.

1. Sozom., VII, 11. — Cf. Tillem., Mém. ecd., t. X, p. 147, 148,

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