LIVRE III
humeur facile à irriter. On le respectait dans tout rOrient% et on lui pardonnait ses défauts en considération de sa parfaite bonne foi. Il avait publié, quand il vint en Occident, la plupart de ses livres, et le plus important de tous* assez bizarrement intitulé Panarium^ c'est-à-dire, comme il l'explique lui-même, le coffret aux médicaments^ y ouvrage immense, mais d'un savoir indigeste, dans lequel l'auteur n'a pas décrit moins de cent hérésies , dont vingt antérieures à l'avènement du Christ et quatre-vingts postérieures à l'Évangile.
En face d'un pareil athlète, assisté de Jérôme au besoin, les apollinaristes n'eurent pas beau jeu. Poussés de retraite en retraite, ils capitulèrent enfin, et on discuta les conditions sous lesquelles ils pouvaient rentrer au sein de l'Église romaine. L'usage voulait qu'en pareil cas les conditions fussent expriuiées dans un symbole de foi ou formulaire que les vaincus signaient et prêtaient serment d'observer. La rédaction eii fut confiée au secrétaire du concile, et la discussion de son formulaire donna lieu à un incident resté doublement fameux comme exemple des fraudes théolo* giques et comme preuve de la haine acharnée dont quelques hommes poursuivirent Jérôme.
Le symbole proposé, conforme en ce point à ceux