Hieron., Ep. 18, p. 45 et seqq
4. Apud hos aflfectata sunt omnia, laxae manicae, caliigae fôllicantes, vestiftcrassîdr..,.. Hierort., Ep. 18, 1. c.
5. Si quando dies festus venerit, saturantur ad vomitum. Hieron.-, Ep, 18, ût sùpr.
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Vf éS îiùtiÉi^iYêëëhieïil assez! fidèfîemént sa cotovers^îcta ï>leîSèf dte saillies sï)Mftfelfes ouf toof d*ntes, d'àlWâîûW* IrtlérfiÉîre^, de citations de testes sacrés ef profanes. La lutte senfiWait être son éléttient. Doué d'un toerveil^ leon: génie potti saisir fe ridicule et en manier Parme, il était le plus terrible des adversaires : 6n fe comparsàt au vieux satirique Lucilius, dont if avait l'ironie et réIàW, parfois aussi fë cours bourbeux*, et cette comparaison ne lui déplaisait pas^ Son stylet, suivant le goût dé l'époque, était mêlé de tours et de locutions archaïques auxquels il joignait comme chrétien les grécismes de l'Évangife oti les hébraïsmes de l'Ancien Teëtaiment, et de ce mélange sortait je ne sais quelle éfoquence étrange et rude, mais imposante par sa graïïdeur, j'allais dire par son immensité , qui étonne l'^esprit et fait tàiré la critique. C'est sous ce poîM de vue? (Jû'Érasmé, cet érudit si délicat, osait mettfé Jéfôme au-dessus de Cicéron. Nul écrivainf d'ailleurs n'a mieux! saisi les vices dé soii temps i ïi tes analyse éf fés poufsuit tour à tour avec Tobsei^vation fine dé Théophraste, ï' ardente indignation de Juvénaï et lé comique de Plante. Son caractère, sans doute, et je l'ai déjà remarqué, était ombrageux, irritable, impérieux jué(|ue dans l'affection; mais un mot de tendresse
4. Notariorum manus lingua praecurrebat. Hieron,, Ep, 89, p. 734.
2f. tum fiueret lutulentus Hor., Sat. 1, 10.
3. Un moine gaulois lui écrivait pour le pousseï* à reprendre la plume i « nbî îlla quondam constantia, in quâ mùlto sale ofbem defrîcans, Luciïiànùm quidpiani detulisti? » Hieron., Èp, 89. —Il semble s'appliquera lui-même cette phrase d'une de ses lettres r u Mordetur et Lucilius quotî incomposito carrât pede^èt tamen sales ejus leposque laodantur. )^Ep. 41.
l'apaisait au milieu de ses plus vives colères*. La légende de sa vie, écrite au moyen âge, raconte qu'un jour, au désert de Chalcide , il vit entrer dans sa cellule, l'œil en feu, la gueule béante, un grand lion blessé traînant une de ses pattes que suivait une trace de sang. Jérôme s'en approche, le caresse, étanche sa plaie, et le terrible animal se dévoue à lui comme un esclave* : on croirait que dans ce lion légendaire l'écrivain a voulu nous peindre Jérôme lui-même.
Logé chez Marcella, au mont Aventin, le Dalmate se trouva rapproché de cette société de matrones chrétiennes, qu'il avait vue se former au temps de sa jeunesse, et qui pouvait lui fournir maintenant un point d'appui pour ses projets de réforme. Il en connaissait personnellement quelques-unes, toutes le connaissaient par ses lettres, et il fut bientôt l'âme du petit couvent patricien. Ce monde gracieux et éclairé lui plaisait ; on le lui reprocha souvent. « Jérôme, disait-on, s'occupe plus volontiers de l'instruction des femmes que de celle des hommes. — Si les hommes m'interrogeaient sur l'Écriture, je n'aurais pas à parler aux femmes, » répondait -il à ses détracteurs'. Marcella fut une de celles qui profitèrent le plus de ces savantes et pieuses relations. « Tout le temps que je restai à Rome, nous dit-il, elle ne me vit jamais sans me faire quelque
1 . Si pacem desideras, arma depone : blandienti possum acquiescere, non timeo comminantem. Hieron.. In Ruf,, ni, p. 473.
2. Vita Hieronymi ab incerto auct. ap. Bened., t. V, p. 515 et seqq.
3. Scioine a plerisque reprehendi quod interdum scribam admulieres, et fragiliorem sexum maribus praeferam... si viri de Scripturis quaererent, mulieribus nonloquerer. Hieron., Ep, ad Prbmp.^ 12, t. II, p. 681.