‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 107 sur 330 · RETOUR EN FRANCE · texte numérisé non relu

RETOUR EN FRANCE

naissance de son attachement pour la liberté, le bonheur et l'indépendance de l'Amérique , et de ses généreux efforts pour encourager le commerce et cimenter l'union des deux pays ».

Cependant la santé de Crèvecœur s'était altérée ; il sentait la nostalgie de Paris, de sa famille, de ses amis. Il sollicita et obtint un congé de six mois, qui devait se prolonger près de deux ans. A la fin de juin 1785 , il prenait passage sur le Courrier de V Europe, alors à sa quatrième campagne, et, le 9 juillet, il débarquait à Lorient '.

I. Nous mentionnerons, en terminant ce chapitre, une excursion que fit Crèvecœur aux chutes du Niagara. Le récit manuscrit qu'il en a laissé et qui est daté de 1789 fixe l'époque de ce voyage au mois de juillet lySS, ce qui est évidemment une erreur, puisqu'à ce moment il venait de débarquer en France. Nous avons eu l'occasion de communiquer cette relation, ainsi qu'une carte dont elle est accompagnée, au savant et aimable M. O.-H. Marshall, de Buffalo (voir page 14, note 2), lors d'un voyage qu'il fit en France il y a quelques années. Il nous demanda d'en prendre copie, et, à son retour aux Etats-Unis, il l'a publiée dans le Magazine of American history (octobre 1878) avec une réduction de la carte. Le public américain, nous a-t-il écrit, a fort goûté la relation de Crèvecœur, ainsi que la carte qui, paraît-il, est remarquablement exacte et meilleure que la plupart de celles qui ont été dressées postérieurement.

Page 1