MUSÉE TECHNIQUE
choses Utiles n'avaient, du reste, jamais été plus grands; il s'attachait surtout à provoquer le perfectionnement de l'industrie française par la comparaison avec les produits et l'outillage des autres nations, et c'est avec un enthousiasme tout juvénile qu'il cherche à faire accepter une idée tellement pratique qu'elle semble banale aujourd'hui, mais dont le temps n'était pas encore venu.
Voici ce que nous lisons dans une note écrite vers 1807 :
Jouissant de l'amitié et de l'estime particulière de M. le baron de Breteuil, qui dirigeait le ministère de l'Intérieur, je l'engageai à obtenir de M. de Vergennes ' d'ordonner que les ministres, ambassadeurs et agents diplomatiques, fussent chargés de lui envoyer les mémoires, les dessins et les modèles des machines, usines et inventions inconnues en France, dont on ferait un dépôt particulier qui serait exposé aux yeux du public. Ce projet, aussi simple qu'utile et peu dispendieux, n'eut pas lieu.
Il n'a pas tenu à Crèvecœur que cette sorte d'exposition permanente ne fût richement dotée, au moins en ce qui concernait les inventions améri-
I. M. de Veigennes mourut en février 1787. La démarche de Crèvecœur est donc antérieure à son retour en Amérique.