DÉMARCHES DE LAFAYETTE I
nistre, M. le comte de La Luzerne, extrêmement estimé par M. le comte de Montmorin % chèrement aimé par l'archevêque 2. Ne craignez rien, Monsieur; son influence dans toutes les aff'aires d'Amérique et votre conduite bien connue vous garderont la place qui vous donne l'occasion de poursuivre le bien de la France et de l'Amérique.
Et dans lepost-scriptum delamême lettre, daté du 2 février :
Le marquis a vu M. de La Luzerne à votre sujet, et ce ministre l'a assuré... qu'il a l'intention de confirmer tous les choix du maréchal de Castries, le vôtre spécialement, comme l'un des meilleurs qu'il ait jamais fait, et certainement meilleur que n'importe quel il pourrait faire lui-même. « Puis-je le lui écrire? demanda le marquis. — Oui, oui, répondit le ministre, dites-le-lui de ma part, donnez-lui ma parole, sur laquelle il peut compter. »
Malgré ces assurances flatteuses, Crèvecœur ne se trompait pas beaucoup, et une lettre du comte de Moustier', en date du 25 décembre
1. Qui avait fait l'intéiim de la Marine en attendant l'arrivée de M. de La Luzerne,