C'est le nom d'une localité dans l'Etat de New-York
2. Peut-être Target, qui avait une petite maison à Montmorency. (Lefeuve, Yallée de Montmorency, p. 98.)
3. Les compositions qu'il destinait alors à un quatrième volume des Lettres d'un cultivateur furent utilisées plus tard dans le Voyage en Pensylvanie.
M.DEJOGUET I97
Son installation à la campagne n'est pourtant pas complète. Partagé entre l'amour de la tranquillité et le désir de voir sa fille et de correspondre facilement avec son fils, il profite de la détente qui se produit dans le régime de la Terreur pour se déplacer fréquemment. Une lettre qui lui était adressée d'Eaubonne le 26 août 1794 et qui est signée Joguet', contient quelques détails sur ses allées et venues, sur ses relations et sur ses travaux. L'auteur de cette lettre venait de sortir de prison; son père, sa sœur et son oncle étaient encore sous les verrous; il faisait des démarches multipliées afin d'obtenir leur mise en liberté. En même temps il avait entrepris un travail qui, semble-t-il, n'eût pas dû beaucoup séduire une victime de Robespierre : il composait des discours patriotiques sur chacune des fêtes décadaires instituées le 18 floréal an II-
1. M. de Joguet, que nous retrouverons un peu plus tard, est peut-être ce neveu du marquis de Bièvre dont parle Arnault [Souvenirs d'un sexagénaire, tome I, 91) comme ayant été son camarade de collège à Juilly. Quérard mentionne un Joguet (A. -M.), sous-préfet de La Réole, qui publia en i8o3 une étude sur la législation anglaise. Une fille de Gérard de Rayneval, premier commis aux Affaires étrangères et conseiller d'Etat, avait épousé un M. de Joguet. (Masson, p. 28, note.)
2. Il y en avait trente-six : à l'Être suprême et à la nature,
198 l'amante de la mort
(7 mai 1794), à la demande de l'incorruptible, et il priait son correspondant de lui donner quelques idées sur les sujets à traiter. Il lui parlait aussi de relations communes :
Je vous remercie bien de la complaisance que vous m'annoncez pour le mari de Vamante de la mort. Il a une aussi vaste imagination et autant de sensibilité que sa femme, mais dirigées par une tête d'homme. Il est neveu de Lavater et est aussi lui-même excellent physionomiste.
Il nous est impossible de donner le moindre éclaircissement sur ce personnage mystérieux , pas plus que sur sa femme, dont le surnom étrange est fait pour piquer la curiosité '. La lettre se termine par des réflexions sur les travaux littéraires de Crèvecœur, et aussi par quelques appréciations sur les événements politiques^.
au genre humain, etc. ,■ même à la justice ! Pouhier, le conventionnel, avait déjà fait paraître plusieurs discours sur ces sujets [Conservateur décadaire du 3o thermidor an II). Il a publié la série complète en 1794 et 98.
1. Aussi avons-nous fait plus de recherches peut-être que n'en comportait le fait à éclaircir. Nous avons même mis à contribution l'obligeance de l'honorable M. Lavater-Weigmann, de Zurich, qui conserve précieusement les souvenirs de sa famille; mais il n'a pu nous donner aucune explication.