‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 210 sur 330 · LA BOURGEOISIE · texte numérisé non relu

LA BOURGEOISIE

heures, jusque fort avant dans la nuit; les pertes sont souvent considérables. Crèvecœur raconte que dans un bal donné par sa fille, presque tous les hommes demandèrent des cartes et du vin. Au souper, les jeunes gens envahirent les tables, laissant les femmes seules, et se mirent à manger et à boire comme des Allemands seuls sont capables de le faire, se servant de leurs doigts pour dévorer plus gloutonnement.

Les femmes heureusement font contraste ; généralement instruites, elles parlent plusieurs langues et sont en même temps de bonnes ménagères. Quelques-unes, comme la comtesse de Laskenfelds, ont su se former un cercle choisi, trop rare exception dans ce milieu déshérité.

Les seules relations de Crèvecœur dans le monde aristocratique étaient le baron et la baronne de Ghove, Alsaciens tous les deux et par conséquent Français ; le baron de Ghove était grand maréchal du palais.

Les appréciations sur la classe moyenne sont toutes différentes. Crèvecœur n'en voit guère, il est vrai, que les représentants les plus distingués.

Il insiste d'abord sur la ligne de démarcation qui sépare les différentes classes, ligne pour ainsi

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