‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 258 sur 330 · Franlilin's Writings, IX · texte numérisé non relu

Franlilin's Writings, IX

2. Washington's Writings, IX, 384. Lettre à Richard Henderson, du 19 JT-iin 1788. Washington ne savait pas le français; son jugement ne peut donc s'appliquer qu'à l'édition anglaise.

3. L'article n'est pas signé. Rich l'attribue- à William Hazlitt, d'après un passage, croyons-nous, d'une lettre de Lamb (cité par VAIlibones's Dictionary, v" Ayscough).

on voit qu'il s'est pénétré de son livre , qu'il l'a étudié avec un soin et un goût particuliers. Nous avons donné, aux chapitres II et III, quelques passages de cet article dont la traduction a paru, en janvier i832, dans la Revue britannique, et a été reproduite ensuite par Philarète Chasles dans ses Etudes sur la littérature et les mœurs des Anglo-Américains au XIX^ siècle (Paris, Amyot, i85i, in-i8).

Nous nous occuperons maintenant des éditions françaises.

On a vu, page 84, comment la première s'était trouvée retardée dans sa publication ; annoncée dès le commencement de 1783, elle ne parut que dans le courant de 1784 '. Un littérateur distingué, dont Crèvecœur dut sans doute la connaissance à son excellente protectrice , Louis Lacretelle ^, chargé, en l'absence de l'auteur, de surveiller l'impression du livre, l'avait annoncé au public par deux lettres qui parurent dans le Mercure. L'une était datée de janvier 1783, l'autre de janvier 1784. Ces deux lettres, antérieures à la publication, étaient accompagnées de morceaux assez étendus, entre autres de la charmante lettre sur le sassafras et la vigne sauvage 5. Elles figurent en tête des deux éditions du Cultivateur.

Grimm, en janvier 1785, est un des premiers à juger l'ouvrage 4.

« Ce livre, dit-il, écrit sans méthode et sans art , mais avec beaucoup d'intérêt et de sensibilité, remplit parfaitement l'objet que l'auteur semble s'être proposé, celui de faire aimer l'Amérique. On y trouve des détails minutieux, des vérités très communes, des répétitions et des longueurs ;• mais il attache par des peintures sirhples et vraies, par l'expression d'une âme honnête... »

Le jugement de La Harpe est à peu près le même. Il parle d'abord des incorrections et des anglicismes de l'auteur.

1 . Voir p. 84 la note sur la démarche du prince de Beauvau auprès du ministre des Affaires étrangères.

2. Nous n'avons aucune donnée sur les relations de Crèvecœur avec cet écrivain, qui dut cependant être lié assez intimement avec lui.

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