Correspoidanc: diplonialiqae des Etats-Unis, à la date
destinés à nos colonies partaient moitié du Havre, moitié de Bordeaux.
On avait, dans la nouvelle organisation, cherché d'une part à se procurer des ressources suffisantes pour subvenir au service, en élevant le prix des ports de lettres; d'un autre côté, on avait porté très haut le prix du fret, afin de ne pas faire concurrence à la navigation française.
Le nouveau tarif postal suscita des réclamations nombreuses à Bordeaux et à Nantes, et l'on trouve aux Archives de la Marine plusieurs mémoires imprimés en 1787 cjui attaquent non seulement le tarif, mais l'institution même des pacjuebots. En même temps le parlement de Rouen se faisait Porgane du commerce normand et adressait au Roi, le 21 août 1787, des remontrances en termes fort vifs. Il faisait remarquer qu'en Angleterre les tarifs postaux par paquebots étaient fort élevés, mais qu'on était libre de choisir une autre voie, et il ajoutait : « N'emprunterons-nous donc jamais les établissements utiles de nos voisins que pour les pervertir? »
De retour à New-York en 1787, Crèvecœur n'eut plus à s'occuper du détail des paquebots. En septembre de cette année, on nomma un directeur du service à New-York aux appointements de 6,000 livres, sous l'autorité du consul".
La nouvelle organisation ne fonctionna pas mieux que l'ancienne. Crèvecœur s'en plaignait dans une lettre qu'il écrivait le 29 août 1787 au duc d'Harcourt ^ ; je 8 février 1788, le ministre de France, le comte de Moustier, faisait connaître que le paquebot qui devait partir de New-York le 2 5 janvier n'était même pas encore arrivé du Havre. Ses dépêches des 5 juillet et 18 novembre 1788? contiennent de nouvelles plaintes. Dans la dernière il fait remarquer combien était regrettable l'absence des communications postales directes, au moment où