‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 272 sur 330 · LA COMTESSE D^HOUDETOT · texte numérisé non relu

LA COMTESSE D^HOUDETOT

SOUVENIRS INEDITS DE CREVECŒUR.

POÉSIES DE M^e d'hOUDETOT.

Mme d'Houdetot a joué un rôle si important dans la vie de Crèyecœur que nous avions d'abord pensé à lui consacrer une notice de quelque étendue, dans laquelle nous aurions résumé tout ce que l'on sait de sa biographie et les divers jugements portés sur elle. Déjà nous avions rassemblé les éléments de ce travail, mais, après réflexion, nous avons renoncé à l'entreprendre. Il nous a paru que cette notice sortait un peu de notre cadre et viendrait , sans grande utilité, grossir le volume, déjà trop considérable peut-être, de nos pièces justificatives. Puis un scrupule d'un autre genre s'est présenté à notre esprit. M^ie d'Houdetot a été pour notre aïeul une amie dévouée, une protectrice infatigable ; elle a montré à ses fils, pendant leurs années d'enfance, une tendresse vraiment maternelle, qui les a suivis jusqu'à l'âge d'homme. On ne trouve dans les souvenirs de Crèvecœur que des motifs de respect et de reconnaissance pour la mémoire de sa bienfaitrice. — Pourquoi entreprendrions-nous sans nécessité le récit d'une vie sur laquelle il y a bien des réserves à faire? Laissons à d'autres cette tâche qu'ils rempliront sans doute beaucoup mieux que nous, et certainement avec plus de liberté.

Nous nous bornerons donc à publier ici quelques documents qui n'ont pu trouver place dans notre rédaction, et qui

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méritent cependant d'être mis sous les yeux du lecteur. On trouvera tout d'abord des extraits d'une notice écrite par Crèvecœur en 181 3, et à laquelle nous avons déjà fait de nombreux emprunts. Le manuscrit ne compte pas moins de dix-sept pages in-quarto, d'une écriture serrée. Il n'était nullement destiné à la publicité; Crèvecœur l'avait écrit pour sa belle-fille au courant de la plume. Aussi contient-il beaucoup de longueurs et de répétitions, et le style en est-il assez négligé. Nous ne le reproduisons donc pas in extenso, mais on lira avec intérêt, croyons-nous, le récit des derniers moments de la comtesse et l'appréciation de son caractère. Crèvecœur, mieux que personne, était à même de porter un jugement sur son amie et il avait le droit de vanter la bonté et l'indulgence de celle qui avait tant fait pour lui.

Nous donnons ensuite un certain nombre de poésies de Mme d'Houdetot dont plusieurs nous paraissent inédites. Quant aux quelques lettres de la comtesse qui sont en notre possession, on les trouvera à la Correspondance. Elles sont seulement au nombre de dix et toutes adressées au fils aîné de Crèvecœur. De celles, très nombreuses pourtant, qu'elle a écrites à Crèvecœur lui-même, pas une ne s'est retrouvée ; son vieil ami les avait sans doute réunies, et la liasse entière aura été égarée ou détruite.

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