LA CULTURE 3I
d'animer tous les acteurs de cette jolie scène champêtre.
La maison élevée , on la perfectionne peu à peu , et la prise de possession semble déjà plus complète. L'année suivante , le cultivateur plante un verger sur le chaume de son premier blé \ Peu à peu les traces de la forêt disparaissent.
Il n'y a pas d'Européen qui puisse se former une idée juste et précise de cette marche pénible et lente. Il faut au moins trois ans avant que les racines des buissons et des petits arbres soient entièrement détruites, cinq ans avant que les grandes souches cessent de repousser et quatorze ans avant que ces mêmes souches se pourrissent et puissent être enlevées. J'y ai moi-même épuisé la première vigueur de mes bras.,.^
Enfin les prairies deviennent douces et unies, les vergers couverts de fruits, les champs dégagés des souches d'arbres abattus -*.
La culture n'offre plus les mêmes fatigues ; î< penché négligemment sur le manche de sa charrue et la guidant instinctivement », le laboureur respire « l'odeur suave de la terre, qui, semblable