Voir chapitre XI, p
3. Voir chapitre II, page 2 5. Ce passage prouve une fois de plus que les récits des Lettres d'un cultivateur ne sont pas des œuvres de pure imagination.
4. Cette lettre tout intime de Berthier nous a paru curieuse à publier à cause de l'originalité du style.
5. Victor-Léopold Berthier, général de division, mort à Paris à la fin de mars 1807.
Mais, hélas! pour un de ce genre, nous 'sommes condamnés à en avoir un grand nombre de pénibles. Enfin, M'^ne Otto éprouve un de ces moments rares de bonlieur en envoyant à son frère ' la lettre d'avis de sa nomination dans la Légion d'honneur. L'Empereur, en faisant une chose juste à l'égard de votre beau-frère, a été déterminé particulièrement par le désir de vous donner un témoignage de sa satisfaction. Présentez mes respects à M'"e Otto. Mille amitiés pour vous.
« M'^' Berthier. »
Munich, octobre 1808. — Crèvecœur à sa belle-fîlle. Minute.
« ... Le voyage que je viens de faire avec le ministre des finances ^ aux salines de Reichenhall m'a (je ne sais si je dois le dire) rajeuni... La vue de tant d'objets nouveaux a ranimé ma vieille et torpide imagination. Ce bon ministre, charmant et gai, a osé dire au Roi que j'avais été aussi jeune que lui.
« Avec quelle jouissance j'ai vu les machines hydrauliques de Reichenhall... Les unes recueillent et aspirent, les autres dirigent et élèvent les eaux précieuses et salées de vingt-huit sources... dans des canaux et des réservoirs différents... Là tout est vie, mouvement, activité... plus de deux mille personnes y trouvent de l'emploi... En parcourant les longues et nombreuses galeries de la ville souterraine, magnifiquement voûtée et taillée dans le roc, on voit agir, sans que l'on aperçoive la puissance motrice, un grand nombre de batteries de pompes, de pistons, de longs embranchements de ces pompes; on voit mouvoir de grands cylindres à chaînes et les eaux lancées avec rapidité dans des rigoles de bois. L'ordre admirable, la régularité de ces mouvements a quelque chose