‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 38 sur 330 · Cultivateur américain, tome I, p. 289 et s · texte numérisé non relu

Cultivateur américain, tome I, p. 289 et s

36 l'hiver

augmente en s'approchant. L'élément glacé, si fort attendu, paraît enfin dans toute sa pompe boréale...

Quel changement subit du soir au lendemain ! Le tableau de l'automne a disparu; la nature s'est revêtue d'une splendeur universelle; c'est un voile d'une blancheur éclatante contrastée par l'azur des cieux.

C'est alors que le cultivateur déploie toute son activité. On s'empresse d'aller chercher les bestiaux :

Les bœufs et les vaches, instruits par l'expérience, savent retrouver l'endroit où, l'hiver précédent, ils avaient été nourris; les poulains, d'une approche difficile lorsqu'ils étaient libres,... deviennent plus doux et plus dociles;... les moutons, chargés de leurs toisons dont le poids est augmenté par la neige, avancent lentement; leurs cris continuels annoncent leur embarras et leur terreur...

Quand on a pourvu à ces premiers soins, on pense à rétablir les communications. Les voisins se réunissent, et leurs traîneaux frayent péniblement les chemins si nécessaires, non seulement pour aller à l'église, au marché, au moulin, au bois, mais aussi pour se rendre des visites réciproques ; car c'est la saison des joies et des fêtes, c'est celle qui plaît le plus aux femmes et aux enfants.

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