‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 69 sur 330 · LE VAL · texte numérisé non relu

LE VAL

velle amie dans la plupart de ses visites, aux spectacles, aux concerts publics, et même aux châteaux de ses amis dans les environs de Paris, tels que le Val, le Marais, Méréville, La Roche-Guyon ', etc., où elle passait souvent plusieurs jours.

Au château du Val, il eut l'occasion d'appliquer les principes de Franklin sur la construction des paratonnerres. On avait à Paris beaucoup tardé à adopter cette invention, et c'est, paraît-il, en 1782 seulement que le physicien Bertholon^ futappeléàen installer plusieurs semblables à ceux qu'il avait établis à Lyon et dans quelques villes du Midi^ Le maréchal de Beauvau voulut suivre

former et le jeter dans le grand monde. Il eut le bon esprit de s'y refuser et de se borner à quelques sociétés choisies de lettrés. » (Brissot, Mémoires, tome II, p. 409.) Ce fut seulement en 1786, comme on le \erra plus loin, que Brissot connut Crèvecœur.

1. Le Val était au maréchal de Beauvau; le Marais, bâti par Lemaître, trésorier général de l'ordinaire des guerres, appartenait au frère de M^^ d'Houdetot, Alexis-Janvier La Live de La Briche, qui avait épousé une demoiselle Prévost, nièce de Lemaître; Méréville était à M. de Laborde, le célèbre financier; La Roche-Guyon, au duc de La Rochefoucauld.

2. Pierre Bertholon (i 724-1 800). Il publia à Paris, en 1788, un opuscule intitulé : Preuves de l'efficacité des paratonnerres, in-40.

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