L ACADEMIE DES SCIENCES
entre autres de M. de Buffon dont mon grand éloignement ne m'empêcha pas de cultiver l'estime et l'amitié '.
Prévoyant son prompt départ, Crèvecœur, dès qu'ill'avait pu, était allé à Caen faire ses adieux à ses parents et à son fils aîné qu'il voulait laisser en France. C'est de cette ville qu'il accuse réception au ministre de la dépêche officielle qui lui annonce sa nomination - ; c'est là aussi qu'il reçoit un peu plus tard l'ordre de se rendre à son poste -^ Presque en même temps il y apprenait l'honneur que venait de lui faire l'Académie des sciences en lui décernant, le 20 août 1783, le titre de correspondant.
Il quittait donc la France dans les conditions les plus flatteuses. La bienveillance du maréchal de Castries faisait de la situation qu'il allait occuper à New-=York un véritable poste de confiance, et il était assuré en son absence d'être soutenu auprès du ministre par des amis dévoués et influents. En dehors de sa position officielle, il avait su se créer une situation honorable dans le monde littéraire,