‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 98 sur 330 · LES MARCHANDISES FRANÇAISES IO · texte numérisé non relu

LES MARCHANDISES FRANÇAISES IO

sans prévoyance , qui sacrifiaient l'aven ir au présent , continuaient encore et mettaient les Américains en défiance. En outre, on découvrait tous les jours combien nos produits étaient peu appropriés aux goûts et aux habitudes d'un peuple accoutumé de si longue date aux marchandises anglaises.

Pour les articles de luxe, nous faisions généralement mieux, mais plus cher; nos draps, nos étoffes de soie étaient plus fins, plus élégants, mais ne trouvaient pas d'acheteurs. Sous beaucoup de rapports, notamment pour les objets de fer et d'acier, nous étions fort inférieurs, et la concurrence était à peu près impossible. Il y avait bien un certain nombre d'articles pour lesquels on aurait pu lutter, mais nos fabricants ne savaient pas les approprier au goût de ces nouveaux clients, et les négociants, mal instruits par des représentants jeunes ou inexpérimentés, envoyaient des cargaisons qui ne se vendaient pas. Crèvecœur s'occupe de tous ces détails et fait parvenir à son gouvernement une foule de renseignements techniques. Il recueille une quantité d'échantillons d'objets usuels qu'il envoie en France pour qu'ils soient mis sous les yeux de nos manufacturiers '.

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