‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 99 sur 330 · I06 CONVENTION POSTALE · texte numérisé non relu

I06 CONVENTION POSTALE

Il cherche enfin, mais sans grand succès, à faire diriger sur nos ports une partie de l'important commerce des pelleteries de l'Amérique et à provoquer, l'importation en France des belles laines du Massachusetts.

Signalons aussi la part très active qu'il eut à la préparation d'un traité postal dont il paraît avoir pris l'initiative '.

Sa correspondance nous offre, du reste, les sujets les plus variés. Sans parler des nouvelles pohtiques, sur lesquelles il s'étend d'ailleurs assez peu, laissant ce soin au consul général qui en était plus particulièrement chargé =", il passe en

(Correspondance^ édition Laboulaye, tome III, p. 298), Franklin raconte qu'étant à Paris, il fut chargé de faire une commande considérable d'objets de quincaillerie; mais les fabricants français ne purent jamais comprendre quelles sortes d'ustensiles désignaient les noms anglais portés sur l'ordre d'achat. On dut faire venir d'Angleterre un objet de chaque espèce, pour servir à la fois d'explication et de modèle. Par malheur, l'envoi se perdit en route, et la commande ne put être exécutée.

1. Archives des Affaires étrangères. Correspondance diplomatique. Lettre de M. d'Ogny au ministre, du 10 mai lySS. Le traité n'était pas encore signé en janvier 1786, faute d'accord entre les parties. (Lettre du chargé d'affaires, du 10 janvier I y86. Ibid.)

2. De nos jours, dans les pays où la France est représentée par un ministre, le rôle des consuls, comme informateurs politiques, est à peu près nul. Il n'en était pas de même sous l'ancienne monarchie. Les consulats dépendaient du ministre

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