Apoc, XIV, 4. — 2. Dalgairns, Le Sacré-Cœur
DANS l'Église. 25
moyen âge, qui n'était pas encore l'ère moderne et qui portait dans ses flancs les tempêtes du lendemain, peuvent expliquer ce mouvement inusité de dévotion envers saint Joseph,
Il était dans la destinée du second Joseph de recevoir les accroissements * que Jacob prédisait au premier. Il est doux de penser que notre siècle lui en a donné un nouveau ; on découvre vite les causes de cette renaissance. Notre siècle, qui devra s'appeler dans l'histoire de tant de noms, peut justement s'appeler le siècle de Marie. Par un privilège précieux, qui sans doute sera pour lui une source de grâces et de salut, il a assisté à la définition du dogme de l'Immaculée Conception. Tandis que le pontife romain tirait de l'Ecriture et de la tradition le joyau qu'il plaçait au diadème de la Vierge, le peuple chrétien tirait de son cœur le Mois de Marie, cette touchante institution qui est née sans bruit, et qui s'est répandue rapidement dans tout l'univers. C'est la France qui l'a inventé : c'était son droit, ce semble, puisqu'elle est le royaume de Marie. Le siècle qui traite ainsi la mère du Sauveur ne saurait périr, malgré ses folies et ses crimes.
Mais parce que les destinées de Marie et de Joseph sont étroitement unies dans l'histoire et