Genèse, i, 28. — 2. Hébr., xiii
vente, du louage, du bail à ferme, du cheptel, et de toutes les autres conventions usitées dans le monde des affaires. L'antiquité païenne avait méconnu la sainteté de notre nature, si l'on en juge par ses mœurs. Ses institutions, ordinairement mauvaises, prouvent qu'elle avait encore une réminiscence de notre origine.
Cependant le mariage devait prendre un caractère plus éminent. Jésus-Christ, qui vint accomplir la restauration de toutes choses * par sa parole et par son sang, s'empara de ce contrat des âmes, jusque-là entouré des respects des siècles, et il le mit au même rang que le baptême, l'eucharistie et l'ordre ; indiquant déjà par cette association à quelle hauteur nouvelle il le plaçait. Il lui donna un symbolisme sublime, en faisant déclarer par l'apôtre saint Paul quil représente son union avec l'Eglise^ \ il lui communiqua la vertu de produire la grâce, avec laquelle les époux pourraient mieux accomplir des devoirs redoutables et porter avec courage les douleurs inséparables de leur état. Alors le mariage eut toute sa grandeur. De même que la /bnne primitive du Dieu créateur servit de modèle aux nations pendant quatre mille ans ; ainsi la forme du Dieu rédempteur est devenue la règle à laquelle se soumettent ceux qui professent son Evangile.