Prov., V
doctrine ; ses facultés aspirent à réaliser un dessein plus glorieux. Qu'Epicuro conduise son troupeau dans les bas-fonds du sensualisme ; l'époux chrétien refuse d'en faire partie. Dieu ne consent pas davantage à voir son institution ravalée: il sait mieux que personne pourquoi il la tira de sa sagesse et de son amour, quand il se décida à créer le monde; de peur qu'on ne Tignorât, il l'a dit assez haut. Quel que soit l'obscurcissement des idées dans le siècle oti nous vivons, il faut se décider à considérer le mariage tel qu'il est, d'un œil qui ne sourcille pas, et avec une âme qui ne recule pas.
Donc la fin du mariage c'est le dévouement. L'homme quitteim son père et sa mèi^e pour s'attacher à une femme *. Ces paroles sacrées sont la préface du mariage. L'homme s'arrache aux douceurs de son berceau ; il se sépare des auteurs de ses jours; les liens qui l'unissent à eux ne se brisent pas : cependant son cœur se déchire et ses yeux se remplissent de larmes. Le mariage commence parle sacrifice.
C'est devant l'autel que l'homme célèbre ses noces. Ceci n'est pas sans signification. L'autel est le lieu oti l'on immole les victimes; on les conduit ornées de bandelettes et couronnées de fleurs; mais elles meurent. L'autel avertit