Matlliieu, ïii
Mais en restant à son poste, et toujours prêt à défendre les bons principes, l'ouvrier chrétien ne mettra pas le pied sur le terrain brûlant de la politique. C'est un dur métier que celui-là: certains hommes y sont condamnés; il faut les admirer ouïes blâmer, selon le rôle qu'ils jouent : dans les deu.x cas, il faut les plaindre. Heureux ceux qui peuvent vivre loin de ces orages. L'ouvrier qui se jette dans le mouvement croit se donner de Fimportance : au fond, il perd son repos, il court des risques, et quelquefois il paie cher son courage. A quoi bon? Il contribue à entretenir dans le pays la fièvre des idées ; il ne lui procure aucun sérieux avantage. Mieux vaut pour lui se tenir au fond de son atelier, et laisser à d'autres le soin périlleux de la chose publique.
En temps de suffrage universel, on n'est pas toujours maître do s'isoler des affaires : cependant on peut éviter les volcans.