‹ Saint Joseph, ou, La question ouvrière d'après l'évangileChapitre 72 sur 79 · Ecclé3.,ii, V, 11, 12. — 2. Psalm., xxxvi · texte numérisé non relu

Ecclé3.,ii, V, 11, 12. — 2. Psalm., xxxvi

gnent que la foi chrétienne n'est pas dupe d'une illusion. Au lieu de chercher les preuves dans de lointains souvenirs, il serait facile de les trouver dans les archives d'une famille d'ouvriers chargée d'enfants, disposant de modiques ressources, aux prises avec des embarras qui en décourageaient beaucoup d'autres, et qui parvient avec le temps aune prospérité relative, qui étonne ceux qui la constatent, non pas ceux qui en jouissent, parce qu'ils en savent le secret.

Chacun a vu ce phénomène, au moins une fois dans la vie. Pour le nier, il faut être bien distrait ou s'obstiner dans les préjugés cojitre toute évidence. Si l'ouvrier irréligieux attend, pour y croire, d'avoir les bénéfices d'une intervention de la Providence dans ses affaires, il attendra longtemps ; la Providence ne se met pas aux ordres des impies : elle se plaît à les abandonner à leur sagesse, où ils rencontrent le juste châtiment de leur orgueil. Mais le malheur n'arrête pas la joie de l'ouvrier chrétien : celui-ci laisse passer les calculateurs qui ne savent remuer que des chiffres et n'espèrent que dans les révolutions économiques ; lui se confie en Dieu : il y a la meilleure part.

Quand donc les amis de l'ouvrier se décideront^ils à tenir compte delà Provid(înco, qui

est un capital inépuisable? Ce jour-là la question qui les passionne sera résolue, autant qu'elle peut l'être sur cette terre. Cela n'empêchera aucune amélioration dans le sort des. travailleurs de se réaliser: l'action de Dieu n'étouffe pas celle de l'homme. De cette sorte on s'épargnera beaucoup de peine, et l'on obtiendra de grands résultats.

De tous les exemples que saint Joseph a donnés à l'ouvrier chrétien, sa foi à la divine Providence n'est pas le moins précieux. Qu'il en conserve la mémoire, et qu'il y cherche sa consolation au miUeu des épreuves.

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