‹ Saint Joseph, sa vie -son culte [microforme]Chapitre 29 sur 87 · CHAPITRE QUINZIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUINZIEME

Sommaire : La Fuite en Egypte (suite). — Sublimes mystères révélés à Marie. — Fatigues et privations excessives - dans ce voyage. — La divine Provicenceetses soins admirables. — Les petits oiseaux. — Arrivée en Egypte. — Les idoles tombent à terre.

Je ne trouve point de termes assez exprossifs pour rapporter ce qui m'a été manifesté des œuvres que l'Enfant Jésus et sa Mère Vierge faisaient le bag de la route. Les bras de la très pure Marie servaient toujours de lit au nouveau et véritable roi Salomon. Quand elle scnidait les secrets de cette humanité et Ge cette âme très sainte, il arrivait parfois que le Fils et la Mère se livraient à de doux entretiens que le divin Enfant entamait, et qu'ils chantaient des hymmes de louange, par lesquelles ils glorifiaient tout d’abord l'être infini de Dieu, tous ses attributs et toutes ses perfections. À cet effet, le Très-Haut communiquait à notre auguste Reine une nouvelle lumière et des

VIE DE 8. JOSEPH 171 ——————— visions intellectuelles qui lui faisaient connaître le très haut mystère de l'unité de l'essence en la trinité des personnes, les opérations œu-dedans de la génération du Verbe et de la procession du Saint-Esprit ; comment le Verbe est toujours engendré par l'opération de l'entendement, et le Saint-Esprit inspiré par celle de la volonté: non qu'il y ait succession de priorité et postériorité (car tout est actuel en l'éternité), mais parce que nous percevons le mystère d'après les données de la durée successive des temps. Notre grande Souveraine pénétrait aussi comment les trois personnes se comprennent mutuellement par ur même acte d'entendement, et comment elles connaissent celle du Verbe unie à l'humanité, ainsi que les effets qui résultent en elle de son union avec la Divinité.

Par cette sublime science elle descendait de la divinité à l'humanité et composait de nouveaux cantiques de louange et de reconnaissance, bénissant le Seigneur d'avoir créé cette humanité très sainte et très parfaite, tant pour l'âme que pour le corps: l'âme remplie de sagesse, de grâce et des dons du Saint-Esprit avec toute la plénitude possible; le corps très pur et très accompli au degré le plus éminent. Ensuite elle observait tous les actes si héroïques et si excellents de ses puissances; et après les avoir tous imités avec la perfection possible, elle bénissait et remerciait le

Page 1