LA SAINTE FAMILLE
% la Reine du Ciel à La ‘Agréda. — « Ma fille, ju-
amais je ne m'afligeni des
dispositions que le Très-Haut à prises à mon égard, en me faisant voyager de Pays en pays, de royaume en. royaume ; car j'étais toujours prête à accomplir en toute chose sa sainte volonté. Et quoique la Majesté divine: me fit connaître les très hautes fins de ces dispositions, elle ne le fit pourtant pas toujours dans les commencements, afin que je souffrisse da/antage, et pour montrer que la créature ne doit pas chercher d'autre motif à sa soumission, sinon que c'est le Créateur qui ordonne tont et qui dispose de tout. Les âmes qui n'ont point d'autre intention que de plaire au Seigneur se soumettent à ses ordres par cette seule réflexion, sans faire aucune distinction entre les événements favorables et les événements fâcheux, et sans écouter ce que peuvent leur suggérer leurs propres inclinations. Je veux, ma fille, que vous fassiez des‘ progrès dans cette science, et que vous acceptiez les prospérités et les adversités de la vie mortelle avec un même visage et avec tranquillité d'esprit, à mon imitation, et en vue des grandes obligations que vous avez à mon très saint. File. sans que les unes vous remplissent d’une vaine joie, ni que les autres vous attristent, persuadée que le Très-Haut règle tout Pour son bon plaisir. La vie humaine n’est qu'un tissu de ces divers événements, les uns qui plaisent aux mortels, les autres qui les affligent ; les uns que l'on craint, lés autres que
l'on désire. Mais comme le cœur de la créature est. toujours faible et borné, il arrive un juste milieu entre ces extrémi
er ce qu'on souhaitait, de sorte que cette multitude de désirs jette la créature dans un désordre toujours rlus grand de. mouvements confus et de Passions différentes. Or, évitez, ma très chère fille, ce danger, et coupez le mal dans sa racine, en conservant votre cœur dans une
ner de ceux qui jouissez-vous seul onté de votre Seigneur; ne vous laissez ni emporter par vos desirs, ni abattre.
wempéchent et ne dérangent vos servez en tout ce que je faisais, avec une diligente ferveur,
saints exercices. Obet suivez mes traces