ET LE CULTE DE SAINT JOSEPH DANS L'ÉGLISE DE DIEU
« Clangor victoriæ regis in illo (Num. xxrnr, 21.) — Le cri de la victoire du roi retentira au milieu de < peuple. »°
Esprit ne cessers d'avertir les cœurs des fidèles, jusqu'à ce que l'empire tout entier de l'Eglise militante, <ransporté de joie, donne au culte du divin Joseph une splendeur nouvelle, qu'il bâtisse des monastères et des églises et qu'il érige des autels en son honmeur. Ses fêtes seront célébrées avec solennité et tous
les peuples feront des vœux et les acquitteront. Le- Seigneur enverra sa lumière jusque dans le plus intime de l'intelligence, il lèvera les voiles et de grands hommes seruteront les dons intérieurs de Dieu cachés. en sain: Joseph, et ils trouveront en lui un trésor d’un ineffable prix tel qu'ils n'en ont point rencontré dans les saints de l'Ancien Testament. Car la richesse. et l'abondance des dons spirituels ont brillé d’un éclat. unique en saint Joseph, de telle sorte qu'on ne peut. lui comparer ni les saints de l'ancienne alliance, ni ceux de la nouvelle. En effet, les saints du Nouveau Testament ont été appelés par Notre-Seigneur du nom d'amis, mais Joscph a été appelé par lui du nom de père; ils ont honoré ls Reine du monde comme leur souveraine, mais Joseph l'a honorée comme son Epouse. Bénissez donc, 6 peuples, saint Joseph, afin que vous soyez remplis de bénedictions. Car quiconque le bénira, sera béni des plus abondantes bénédictions.
: Nous sommes fondés à croire que le Dieu immortel veut à ls fin des temps honorer Joseph, dans l'empire de l'Eglise militante, des plus éclatants honneurs et le rendre l'objet de la vénération la plus profonde. Certes, c'est une haute loi de convenance qu'à l'exemple de Jésus-Christ qui a vénéré Joseph comme son père, l'Eglise notre sainte Mère l’hnore un
Jour par une vénératjon toute particulière. Si les premiers siècles de l'Eglise, si les siècles qui ont suivi n'ont pu décerner à Joseph ce culte, agités qu'ils étaient par la tourmente des persécutions et des hérésies, il faut en conclure que cette gloire est réservée aux derniers âges. Dieu, dans sa providence, faisait alors ce qui devait amener le salut de la république chrétienne ; et c'est ce qui est aussi arrivé à l'égard de l'excellence de la sainteté de Joseph. Elle s échappé aux regards des fidèles, ne se présentant à eux que sous ces deux titres d'Epoux de la bienheureuse Vierge Marie et de père nourricier et adoptif du Fils de Dieu, titres où nous pouvons cependant découvrir les caractères et la hauteur de sa sainteté. La Fête de saint Joseph sera donc un jour célébrée comme une fête principale et vénérable. Le Vicaire de Jésus-Christ sur la terre, inspiré per le Saint-Esprit, ordonners que la fête du père adoptif du Ohrist et de l'Epoux de ls Reine du monde, soit célébrée dans toutes les contrées de l’E- £lise militante, orthodoxe et catholique.
SAINT BERNARDIN DE SIENNE Extrait du sermon sur saint Joseph.
« Quand Dieu élève quelqu'un à une haute dignité ou à quelque sublime ministère, il le dote avec magnificence
334 VIE DE S. JOSEPH ne de toutes les grâces nécessaires pour accomplir dignement la mission qu'il lui impose. Ainsi en a-t-il agi, dans l'ancienne Alliance, avec Moïse, Josué, Abraham, Isasc, Jacob, David, et les autres prophètes: et dans la Loi nouvelle, avec la Vierge, les Apôtres, les évangelistes, les. docteurs, les fondateurs d'Ordres. Cette loi générale de l’économie de sa grâce, Dieu l'a très particulièrement suivie à l'égard de Joseph: l'ayant choisi de: toute éternité pour être le père nourricier de Notre- Seigneur Jésus-Christ, et le ‘véritable Epoux de la. Reine des Anges, pour être le fidèle Gardien de ses deux principaux trésors, c'est-à-dire de son Fils et. de la Vierge, il l'a enrichi, avec une libéralité toute divine, de la sainteté et des vertus requises pour unesi haute dignité et un si sublime . ministère.
SAINT JOSEPH VIVANT DANS LA SOCIÉTÉ DE LA TRÈS SAINTE VIERGE ; A QUELLE PERFECTION IL A DU S'ÉLEVER.
La première grâce que Dieu a donnée à Joseph est. celle que demandait le titre d'Epoux de la Vierge et le privilège de vivre dans sa société. Pour porter ce titre, et pour vivre dans cetts société, il a fallu que cet homme eût une grâce et une vertu admirable,
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Le lien qui l'unissait à la Vierge étant si étroit, quel homme de sens ne voit que le Saint-Esprit, auteur de ce lien, n'a pu unir à l'âme de la Vierge qu'une âme souverainement ressemblante par |’ ion des vertus? C'est ce qui me fait croire que Joseph, ce juste bien-aimé de Dieu, a été très pur dans sa vire ginité, très profond dans son h
Gardien de sa virginité et pour partager avec elle sa sollicitude, ses soins, son amour envers son divin Fils; la Vierge, qui avait de tout cela une claire vue, répondait pleinement à ce que demandait ce dessein du Très-Haut; et c'est ce qui me fait croire qu'elle chérissait très sincèrement ce saint homme de toute l'affection de son cœur. De plus, la Vierge, qui obtient tant de faveurs à des pécheurs, aux ennemis de son propre Fils, quelles grâces, je vous le demande, n’aura-t-elle pas obtenues à un Epoux si cher, si saint, si plein de sollicitude, au Gardien de se virginité, au père nourricier de son Fils? Enfin, comme tous les biens que possède l'épouse sont la
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propriété de l'époux, j'ai la conviction que la très sainte et bienheureuse Vierge versait avec la plus grande libéralité tout le trésor de son cœur dans l'&me de Joseph, autant que l'âme de Joseph était capable de recevoir,
SAINT JOSEPH VIVANT DANS LA SOCIÉTÉ DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST ; A QUELLE SAINTETÉ IL A DU S'ÉLEVER.
«La seconde grâce que Dieu accords à Saint Joseph fut celle que demandait son Titre de père nourricier du Sauveur, et le privilège de vivre dans sa société. Ce fut avec une libéralité toute divine que le Très-Haut répandit cette grâce dans son âme. Joseph la révéla au dehors par la pureté surangélique avec laquelle il traita la personne de l'Homme-Dieu, per la fidélité avec laquelle il le servit, et enfin par l'amour dont il l'aima.
Penser en premier lieu quel respect, quelle pureté d'esprit, d'âme, de cœur et de corps était perpétuellement nécessaire à saint Joseph dans les rapports ai intimes, si immédiats, si assidus, qu'il avait aver le Verbe incarné, vivant avec lui sous le même toit,
l'ayant à côté de lui, s'entretenant avec lui, l'assistant dans ses veilles, dans son sommeil, le voyant asvis à
t soin de lui et de la divine
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