Tome II
Ainsi finit ce jeune homme , à peine ùgé de vingt-six ans , sans forfanterie , mais avec calme et dignité , sans emphase affectée comme sans regret de la vie , comme sans frayeur, parce qu'il vivait depuis longtemps en téta h iHe avec la mort qu'il avait évoquée dès qu'il s'était voué à cette politique impitoyable et novatrice dont il était le véritable créateur, le vrai chef, le meneur.
Il avait dit un jour : c Les hommes qui régénèrent un
> grand peuple , ne doivent espérer de repos que dans
> la tombe > Ce repos, il en jouit. Le voilà couché
sans vie dans la bière qui va l'emporter à la fosse commune. Nul ne saura désormais où gisent les restes de cet homme une fois victime et près de deux ans bourreau; de cet homme qui revivra dans de pervers disciples admirant et continuant son œuvre ; de cet homme martyr de lui-même et en qui s'idéalise et se personnifie la Terreur, la Terreui' peut-être le seul gouvernement possible dans ces temps odieux, la Terreur, instrument dont se servit
la Providence pour punir à la fois une nation si coupable, ceux qui avaient été assez audacieux pour porter la main sur Tarche sainte des principes et sur le représentant de ces principes , et ceux qui n'avaient pas su trouver en eux, dans la puissance d'une caste anciennement et vigoureusement organisée pour l'attaque et la défense, assez de courage pour lutter en faveur de leur passé , de leur avenir; de cet homme qui fut sans doute un grand coupable, mais auquel il faut reconnaître au moins ce mériïe : c'est qu'il posséda à un haut degré l'esprit de gouvernement, le talent de commander, car il avait tout ce qu'il faut à ceux qui prétendent au maniement du pouvoir , en temps de crise sociale et politique : activité dévorante qui devait à celte époque nécessairement faire de lui un l'évolutionnaire ; ambition immense et persévérante; besoin de marcher en avant qui ne s'eflraie pas du sang à verser et ne s'arrête devant aucune opposition ; volonté inébranlable et souvent perverse ; énergie arrivant parfois à la démence du maniaque; portée de vues qui se complètent dans la marche et par l'action ; clarté dans le calcul et dans les prévisions; affectation qui conslilue presque une individualité de talent forçant l'attention , et obscurité de la parole ressemblant parfois à la profondeur de ridée, avec des mots images et qui foudroyent ; audace de pensée et d'expressions; confiance en luimême encore exaltée par un succès excessif et par l'absence complète de toute critique indépendante et courageuse; mépris des hommes et surtout du peuple pour lequel il scîmble tout sacrifier et qui ue voit pas que la Terreur sert seulement à faire taire et disparaître ceux
qui pourraient lui être utiles par leurs conseils désintéresses; inaltérable patience prouvée par cette froide habileté à l'aide de laquelle il dépouilla peu à peu la Convention de tous ses droits et de ses attributions pour en revêtir un Comité à ruiner à son tour, patience qui dégénéra jusqu'à l'hypocrisie ; absence complète de spontanéité et par conséquent de cœur et de sentiments généreux qui arrêtent dans la marche au moment de renverser un ami ou de broyer des hommes ; haine implacable et même méchanceté; dédain des sentiments privés auxquels il substitue ce qu'il appelle les vertus du citoyen qui n'admet plus ni sensibilité tournée à crime, ni amour de la famille gênant les aspirations vers la perfectibilité de l'homme public, ni même la possibilité de se laisser enlever aux devoirs de sa politique par les passions particulières , ainsi qu'il apparaît dans les motifs de son refus aux propositions de duel avec Hérault-Séchelles qui Tavait cependant si cruellement insulté. Pour arriver à ses fins, idée à faire triompher et personnalité à élever, car il poursuit ce double but avec la même intelligence active et froide, il marche impassible comme le Destin, les pieds dans le sang pour lequel il ne s'est pas senti d'horreur en un âge si tendre, écrasant des monceaux de cadavres dont il se fait un marchepied vers son idéal , le pouvoir de l'absolutisme, trompant amis et ennemis, car il n'avait pas dit h Robespierre tout ce qu'il était, tout ce qu'il se sentait, tout ce qu'il voulait, où il aspirait. Et encore cet homme n'est-il pas complet; il tomba trop jeune pour qu'on puisse fonder sur lui un jugement à ne jamais réviser. Que fiit-il devenu daws le sens de la modification , s'il eût
seul exercé le pouvoir suprême? Mais tel il nous apparaît effrayant et haïssable , digne idole , — on a bien déifié les fléaux de la peste et de la guerre , — des hommes qui comme lui, partis de trop bas, ambitieux sans patience et sans raison, tourmentés par trop de sève et de jeunesse, capables du mal parce qu'ils se sentent peut-être incapables du bien et perdus pour sa cause , se prennent de haine contre la société qui les nie et les repousse-, arment en guerre contre elle , appellent à leur aide les paradoxes, les contre-sens sociaux , les faussetés les plus anciennes et les mieux démontrées , tout ce qui a chance enfin de réussir auprès de notre pauvre humanité parce que c'est Terreur, et mettent à mal toute une génération, disons mieux „ tout un siècle , en faussant les idées , en préparant les bouleversements et des séries interminables de révolutions. ,
Mais si Thistoire, pour rester vraie et honnête , court un risque, n*ayons point peur du mot, crée pour les sociétés un danger : celui de susciter des imitateurs aux hommes dont elle expose le poitrait, dont elle raconte les actes et les crimes, objet d'horreur pour les intelligences saines et d'admiration pour les esprits perdus ou en voie de s'égarer, elle tient en réserve, consolation des premiers, effroi des méchants , les conséquences à tirer de la chiite et de la promptitude de la punition. Car, sans abuser de la comparaison banale du Capitole et de la Roche Tarpéïennc , on ne peut trop admirer et surtout faire ressortir Tincrovable facilité du dénouement. Us sont les maîtres! Ils sont vaincus! La transition n'existe pas. Il csl évident que la Providence a dit à la Terreur
ToMi: !1. Tri
i'oiiiiue à la iikm* : Tu n1i*as pas plus loio ! Il n\ avait pas, en effet , de cause apparente à la nullité subite , au complet anéantissement de Saint-Just. Sa mission vengeresse était termin(*e. Alors il s'affaisse et disparait sans qu'on sache pourquoi, comme disparaissent presque tous les fléaux, subitement. C'est à ce point que les Thermidoriens SI*, réjouissent de leur triomphe et n'osent s'en glorifier. C'est à ce point que la Nation, entre deux aspirations puissantes où l'air semble entrer plus librement dans sa poitrine qui se dilate, se demande avec étonnement : Comment donc sont tombés les tyrans? puisqu'elle n'a fait aucun effort, puisqu'hier encore elle avait peur, puisqu'hier encore elle rampait lâchement sous le joug, puisqu'hier encore elle tendait le cou au bourreau égoi^eant toujours au nom des despotes déjà renversés , puisqu'hier encore personne ne se sentait de courage et que si ce courage eût osé pailer au fond des cœurs, on l'y eût refoulé à la hâte comme une mauvaise et dangereuse pensée. Double et gi*and enseignement dont la moralité et l'affabulation si faciles à déduire des faits qui parlent haut, devraient servir à rendre courage aux sociétés menacées* à abaisser l'orgueil des ambitions perverses et menaçantes, si jamais l'histoire du passé avait servi à préparer, à modifier et améliorer l'avenir; si jamais ses conseils, recueillis pour l'instruction des peuples et des gouvernements, avaient été opportunément *rappelés\ écoutés et suivis ; si jamais le récit d'un crime "et de sa punition eût arrêté les successeurs des criminels châtiés; en un mot, si l'expérience pour les peuples et les pcîrdeurs des peuples se puisait dans l'histoire.
Si la punition s'exerce dans toute son ampleur sur des fautes et des coupables , c'est surtout sur les fautes et les coupables de la politique. Criminel et puni, le particulier disparaît et on Toublie ; tout au plus quelques rancunes poursuivent-elles sa mémoire, et la morale publique blame énergiquement le préjugé qui demanderait aux enfants compte des méfaits paternels ; si la première génération souffre parfois d'une injustice qu'elle n'a point méritée, les petits-enfants du coupable frappé par le glaive de la société peuvent compter sur l'oubli dans lequel il leur est permis de se réfugier. Au contraire, les sociétés se vengent sur les criminels de la politique qu'elles poursuivent jusque dans la tombe avec un acharnement qui complète la punition et devient ce grand fait historique qu'on appelle Réaction, jugement toujours passionné dans les premiers moments en raison des frayeurs passées , des dangers courus , des colères contenues soigneusement, des ambitions fioissces , jugement souvent d'autant plus
sôvcTc; et d'aulaiU plus équitable qu'un plus grand nombre d'années vous séparent des événements qu'on peut discuter et apprécier alors avec raison, sainement, et en présence de documents plus nombreux et plus sincères. Dans aucune circonstance historique , jamais Réaction ne fut plus prompte, plus complète qu'en Thermidor, et nous dirions plus juste , si elle ne s'était produite un instant au profit d'hommes aussi coupables les uns , et les auires plus coupables que les Robespierristes eux-mêmes; car ColIol-d'Herbois , Billaud-Varennes , Barère , Gamot ei autres, ceux-ci par tempérament, ceux-là par peur, avaient participé à tous les crimes et aux exagérations du système de Saint-Just ; car Tallien, Cavaignac, Fréron, Carrier, avaient fait ou essayé de faire plus de mal encore, et cela sans nécessité et système politiques que des amis puissent invoquer comme circonstance atténuante en leur faveur. Que la nation ait aloi*s poussé une immense exclamation de joie , ait éclaté en transports , on le conçoit ; il s'agissait pour elle de la délivrance, d'une ère plus heureuse à inaugurer, bien que cette joie, comme il arrive du reste dans tous les mouvements populaires, nous semble peut-être exagérée , puisque le raisonnement devait rassurer les esprits pour peu qu'on se fût dît qu'une nation ne succombe jamais sous la cruauté de tyrans tout nombreux et cruels qu'ils soient, ne peut périr surl'échafaud et noyée dans le sang. De la part des citoyens tous menacés ou se sentant menacés, nous voulons cependant admettre l'enthousiasme même porté jusqu'au délire. C'est la liberté qui renaît pour eux ; c'est le calme à retrouver; c'est la haine (fui va sortir des cœurs ; c'est la Clémence
demandée par Camille Desmoulins et qui expulse la Terreur incarnée en Saint-Just , tous deux payant de leurs têtes, Tun une idée qui n'arrive pas à temps, Taulre une idée qui a fait son temps ; c'est le dégoût de l'anarchie ; c'est la protestation contre la Révolution.
Mais qu'une partie des vainqueurs, eux les sectaires dévoués du principe révolutionnaire , aient osé se réjouir de la chute de Robespierre et de Saint-Just couverts par eux de malédictions et d'accusations implacables , incessantes, c'était une faute et une erreur de calcul. Ils devaient prévoir que leur effronierie ne les sauverait pas longtemps et que bientôt la Réaction , déchaînée contre ceux dont ils avaient partagé les forfaits , qu'ils avaient abattus au profit de leur seul intérêt égoïste d'ambition ou de salut, et non en vue du bien public, se retournerait contre eux et les dévorerait puisqu'ils l'avaient mise en appétit de victimes.
Mais ces prévisions ou ne leur vinrent point à la pensée, ou ne les purent arrêter dans leur vengeance. Ainsi, les cgdavres mutilés de Robespierre, de Saint- Just et de leurs amis n'étaient point encore refroidis , qu'un des vainqueurs, Barèrc sans doute, la forte plume de la Réaction , faisait insérer dans le Moniteur qui n'avait point alors de rédacteurs, on le sait, un long et pompeux article où le triomphe était célébré avec emphase , où les ennemis tombés étaient inutilement insultés. « Lebas s'est tué, » écrit le rédacteur anonyme de rarlicle officiel ; « les deux Robespierre et Coulhon » avaient tenté de se soustraire par le même moyen à la » vengeance du peuple; mais ils n'ont été que bkssés et
» n'iMii |)U iH'ha))per au sup|)lioe plus terrible el plus f inCaniaiii ivscrvô au\ traîtres. Le 40, au soir, leurs » tôU'S sont tiinil>ôos sur réchafaud , au milieu des accla- I niatitiiis d'un peuple; immense et des cris mille fois » n^|M''U*s do Vive la République / Vive la Covweniion !
> Kxompk* mômorahU' pour quiconque oserait désormais » aitomor à Tusurpaiion di* la Souveraineté nationale !
> Jour p:lontM]\! ^,ui a vu disparaître en un instant toutes f les csixTances di^s despotes coalisés ! Ils comptaient y capiinliT avec un dictateur! Le peuple français sera » 1c leur; et de lui, ils n'ont point de paix, point de y irèvo :^ espérer. Quel speciacle sublime que rhamanîté » cneT^iquc de la Convention nationale ! Gomme la ex>n-
> lonance ferme du peuple de Paris et le ralliement
> spontané de tous les citoyens autour de la Convention » (iiiivimi ('p(tuvanicr ](^ a^il^teurs ! Cette révolution,
> en donnant une nouv(*lle face à la représentation natio- T nalo, scr'a l'anvi de mort de tous ceux qui seraient • tentés de la diviser et de TaWlir. »
Le \{ Thermidor. iUlid! l^acHïsie, Tnn des membres de ce (Vimiié de Salut Public qui avait, par son silence et fiar S(S si^rnat lires , approuvé toutes les exécutions cornni;)îiii(*(*s par Sa'mi-Jnst à son intermédiaire Fonquier- Timilli-, aux Commissions p(>pulair(îs qu'il avait créées et :\\\ iriÎMina! revulnîionnaire. fil vot^îr la destrucaion de i':>s r. ininiissions et la nividificaflui de ce tribunal. André Ihiiîi'Mïi . ri^fforp:eur du Nonî, oluint aussi Tordre d'ai^ rèie!" deux d(*s amis de Saini-Jiisi qui avaient éc^hapiH* aux pT*enii(ïrs massacrc^s. Jusffn'à Cairier, Carrier luimême ' don] l'audace vint ]»ul»liquenient accuser de
cruauté un de ces commissaires qiu avaient ensanglanté le Midi comme il avait, lui, ensanglanté l'Ouest.
Voilà pour ce qui regarde les faits généraux où se montra Finfluence de lu Réaction ; bientôt , descendant au détail de la personnalité, elle s*en prit à Saint-Just. Le récit des excès de Strasbourç retentit à la tiibune de la Convention ; oubliant les éloges pompeux et publics qu'elle avait décernés plus d'une fois à son jeune commissaire-extraordinaire auprès des armées du Rhin et de la Moselle , elle ne sut pas ou n*osa point un instant laisser parler le souvenir des services reedus. Merlin (de Douai), au nom du Comité de Législation, vint, dans b séance du soir du il Thermidor, demander à TAss^nblée la mise à néant de plusieurs de ces monstraeux jugements que Saint-Just avait exigés de sa Coramtssioii révolutionnaire de Strasbourg. Frémissant d'indignâlkMi à ces affreuses révélations, la Convention mettait en liberté les détenus qui , depuis six mois , languissaient encore dans les cachots et restituait, autant qu'elle le pouvait , leur fortune à ceux que l'iniquité avait dépouillés ; mais rendail-elle l'exislence à ces malheureux que, dans sa lâcheté , elle avait livrés sans défense à la toute-puissance de son envoyé? Elle ordonnait de saisir et de punir les juges de ces commissions coupables ; où devait-elle chercbei' la vraie cause de ces exactions et de ces cruautés? A plusieurs reprises, jusque même en 1793, il fut encore question à l'Assemblée du passage de Saint-Just à Strasbourg et des traces qu'il y avait laissées; ce fut, chaque fois, une occasion pour panser une blessure, pour alléger quelque infortune. Ainsi, on fit à la ville de
Strasbourg remise de ce qu'elle n'avait point encore pu payer de cette contribution forcée de neuf millions, la ruine de tout un dépariement.
Ce fut sans doute Ténonàfiité de cette contribution qui put permettre aux ennemis de Saint-Just de l'attaquer dans sa probité et dans son désintéressement. Barère insinua, un jour, que Saint-Just n'avait pas toujours défendu la Patrie sans intérêt personnel peut-être. Ou sont les preuves ? 11 en faut de sérieuses pour détruire non pas seulement une tradition, mais une croyance profondément enracinée et que rien , dans nos recherches consciencieuses, ne nous a autorisé à renverser comme erronée , sans quoi nous nous fussions mis résolument à Tœuvre de démolition.
Souvent , encore , on entendit retentir le nom de Saint-Just ù la tribune où sa mémoire fut flagellée jusque dans les excès des hommes à la suite. Ainsi , quand une députation de la ville de Cambrai décimée par réchafaud vint accuser Lebon , un des reproches qu'elle lui adressa c'est d'avoir commis tous ses crimes en s'étayanl de celte maxime de Saint-Just: c La Révolution » est comme un coup de foudre ; il faut frapper , > maxime impitoyable que Lebon répétait sans cesse. Lebon monte à la tribune ; on l'accable d'outrages , on lui dit d'aller dans les enfers cuver le sang de ses intimes, on l'appelle second Saint-Just. Au milieu de cet orage, Lebon, calme et flegmatique, eut un mot plein de sens, de justesse et d'opportunité : f N'est-ce pas vous » qui avez consacré les rapports de Saint-Just ! » dit-il avec une suprême expression de mépris pour ces lâches
qui avaient tout accepté du vivant et se vengeaient de leur indignité sur le mort, t N'esl-ce pas vous qui avez
> consacré cette autorité que les traîtres fesaient peser
> sur les membres qu'ils envoyaient en commission et » dont ils les rendaient responsables ensuite...! N'est-ce
• pas vous qui avez consacré ce que dit Saint-Just : Que
> la Révolution devait entraîner tout ce qui se trouvait
> sur son passage. • Dans sa défense écrite , Lebon put à bon droit reprocher k la Convention d'avoir fait imprimer à ses frais et pai-fois dans difTérentes langues, d'avoir envoyé par des courriers extiaordinaires aux départements , aux années , d'avoir l'ait insérer porapeusemeul aux bulletins les rapports de Sa^t-Jusi , i où se trout valent > , dit Lebon en ce moment et pour la première fois de sa vie jouant le beau rôle, le grand rôle de justicier, < cette suite non interrompue de maximes que vous » répandiez avec profusion ; ■ Ceux-là seuls veulent » briser les échafauds , qui ont peur d'y monter. • — I La pitié qu'on témoigne pour les traîtres est un signe
' 1 éclatant de trahison. > — > Ce qui constitue une Répu-
> blique, c'est la destruction totale de ce qui lui est op- 1 posé. • — < Ceux qui demandent la liberté des aristo-
• crates ne veulent point la République et craignent ' pour eux. > — t Soyez inflexibles. C'est l'indu^&ce
• qui est féroce, puisqu'elle menace la Patrie, • Mais Lebon avait trop cruellement démasqué les peurs , les misères morales decette Assemblée si longtemps servile. Elle se vengea en décrétant son arrestation, en attendant quiT le tribunal révolutionnaire l'envoyât à la mort , disons-le, qu'il avait d'ailleurs si bien méritée.