Ihid
dur à saisir les intentions et la volonté de Dieu. Si vous voulez rester toujours les mêmes, moi, je n'aurai rien à en souffrir; je garderai les convictions que j'avais avant notre entretien.
» Et Tryphon dit : « Vois, mon ami, combian il t'a fallu de peine et de fatigue pour les acquérir. Nous aussi, il nous faut d'abord examiner toutes ces questions avant de donner le consentament qui nous est nécessairement demandé par l'Ecriture.
» Je lai dis alors : « Je ne vous interdis pas d'examiner avec le plus grand soin les preuves en question; mais je vous demande de ne pas contredire, si vous n'avez rien de sérieux, ce que vous aviez reconnu (1). »
Enfin le Dialogue se termine sur cet adieu : « Je vous engage à vous appliquer à cette étude, la plus nécessaire à votre salut et à préférer à vos docteurs le Christ du Dieu tout-puissant » (2). D'où l'on voit que Justin, convaincu de la force irrésistible de son apologétique, ne demande guère autre chose, pour en saisir la vérité, que les qualités ordinaires de probité intellectuelle et morale.
A peine trouvons-nous en passant les mêmes indications chez la plupart des autxes Apologistes. Tatien demande aux Grecs de ne pas rejeter le Christianisme a priori (3). Athénagore prie les empereurs d'écouter sa